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samedi 17 juin 2023

Un rien me rend heureuse

Rien.

Je n’ai rien fait en ce samedi gris et un tipeu pluvieux.

En fait, j’ai fait la grasse matinée. J’avais un peu mon voyage de mettre le cadran (ben, la tablette) pour faire ce que je voulais faire le matin. Ça a été comme ça toute la semaine à Édimbourg. Faque, pas ce matin. Avec la conclusion que je me suis réveillée à 9h30, que j’ai gnaisé au lit jusqu’à 10h30 et que je me suis mise en marche pour faire quelque chose autour de midi. Ça, ça me ressemble. Je fus heureuse.

En fait, j’ai fait mes valises. Parce que je quitte Édimbourg demain pour Manchester. Je viens de passer six semaines en Écosse, dont trois semaines à Glasgow, puis deux semaines à me charrier en char autour de l’Écosse, puis une semaine à Édimbourg où j’avais apporté mes valises en char. Alors, comme je vais me charrier en train demain, il me faut paqueter serré. J’ai fait une valise que je n’ouvrirai pas à Manchester ni à Londres après. Faque il me fallait penser: de quoi vais-je avoir besoin? De quoi est-ce que je peux me passer? Remarquez que je l’ouvrirai, la valise, si c’est nécessaire! En faisant ma valise en pensant à l’avion, je me suis fait la remarque que je prendrais bien l’avion, demain, pour rentrer à Montréal. Je suis un peu fatiguée d’être ailleurs… C’est pour quand, la téléportation? Parce que je me ferais téléporter pour trois-quatre jours, juste le temps d’apporter ma valise ben pleine, et je reviendrais finir mon voyage avec ma 2e valise plus légère! Je serais heureuse.

En fait, j’ai mangé mon vieux stock. Parce que ça va m’en faire moins à charrier! Et si je l’ai acheté, c’était pour le manger. Alors, ce midi comme ce soir, ce fut une tite soupe instantanée, avec un grignetcheeze, parce que j’ai du pain, du jambon et du fromage. Malgré l’apparente répétition et parce qu’il se contente parfois de pas grand-chose, mon estomac fut plein et heureux.

En fait, j’ai aussi taponné sur mes albums photos. J’ai choisi mes photos d’Écosse et je les ai placé dans le document sur «Les éditions Jean-Coutu»! Ça me fait tout drôle de revoir Glasgow, bien que ça ne fasse que trois semaines que j’en suis partie! C’est bizarre, la notion du temps. J’ai le souvenir heureux.

En fait, j’ai aussi regardé où je m’en vais, demain, à Manchester. Je pense que je vais prendre un taxi entre la gare et la maison! Il y a toujours une dizaine de minutes de marche, peu importe où je prends l’autobus et où j’en descends. Si j’avais juste une tite valise, ça me dérangerait pas de marcher vers l’inconnu, mais comme je charrie deux valises pas particulièrement légères, je serai plus heureuse de prendre un taxi. Oui, le taxi me rend heureuse.

En fait, j’ai aussi regardé des reportages (que je connais…) sur la Seconde Guerre mondiale. J’ai terminé, hier, la lecture de Dernier train pour Londres où il est question de la fin des années trente, la montée du fascisme en Allemagne, l’annexion de l’Autriche et tous les torts faits aux juifs. J’avais comme envie de regarder ça distraitement, en taponnant mes photos… Tout ce qui crée des liens me rend heureuse.

Alors, je quitterai Édimbourg demain, heureuse.

vendredi 16 juin 2023

Après le bateau, les avions, les animaux... le château!

Après le bateau, les avions, les animaux, voici le château.

C’est qu’il y a un château à Édimbourg, en haut de la colline. Comme il fallait acheter son billet à l’avance, j’ai fait ça en début de semaine et c’est aujourd’hui que j’allais visiter cette drôle de chose, sur ce drôle de piton, poussé là par une poussée volcanique il y a longtemps.

Ça a l’air que les premiers souvenirs du château datent de 1093. Mettons que ça fait un boutte. Pis comme c’est sur la butte, la vue sur la ville est absolument magnifique. Ça rendait le château imprenable, dans le temps. Aujourd’hui, c’est plus une patente touristique, ça n'a plus aucune utilité militaire.

 





Dans l’entrée du château, on a construit des estrades pour que le bon peuple puisse s’y assoir et participer au Military Tattoo, le party des fanfares qui va avoir lieu en aout. Les types de l’entretien sont d’ailleurs déjà à l’œuvre pour s’assurer que tout sera solide.

Il est agréable de tournailler autour des différentes tours et salles, surtout quand, comme aujourd’hui, il fait anormalement beau (22 degrés et plein soleil). Il y a aussi quelques appartements à visiter.


Le cimetière des chiens morts au combat


Je m'étonne de ne pas avoir planté du devant avec un sol pareil!



L'intérieur des appartements

L'intérieur des appartements






Le château fait état de l’importance de Mary Stuart, reine d’Écosse, la première reine digne de ce nom et dont la vie a été magnifiquement compliquée. Devenue reine à quelques jours de vie à peine (son père est mort), elle est mariée, remariée, reine d’Écosse et d’Angleterre… et de France, emprisonnée, exécutée… Aujourd’hui, elle est une figure marquante de l’histoire de l’Écosse et les écrivains en ont fait plusieurs œuvres.

Dans la salle des joyaux, j’ai vu les joyaux de la Couronne écossaise (qu’on appelle «les honneurs» - je trouve que c’est une drôle de traduction): la couronne écossaise (la patente qu’on se met sur la tête), avec tous ses bijoux. Évidemment, on ne peut pas prendre de photo… C’est aussi là qu’est la pierre du destin, l’espèce de roche qui était à côté de Charles, lors de son couronnement. La pièce fait partie du château, mais les architectes (et les ingénieurs) ont fait une voute hyper solide et protégée à l’intérieur de la pièce. Quand on y entre, on passe par la porte voutée, avec des codes à pitonner sur la porte! Celui qui va partir avec le sceptre et la couronne n’est pas encore né, je vous en passe un pépier.

Si vous venez visiter, apportez-vous un lunch. J’avais demandé, à l’entrée, s’il y avait de quoi acheter à boire «Yes! Yes! Plenty!». Puis, à un guide, je demande où aller manger et il me donne deux lieux. Ben quin. Il faut absolument avoir réservé au restaurant (qui est, à ce que j’en ai vu, un très beau restaurant chic), et il n’y a qu’un seul restaurant, où j’ai mangé une pizza en carton (la croute était chesse et il y avait bien peu de stoffe sur la pidze). Faque y’a pas plenty restaurants, pis le seul restaurant pour le peuple sert du stock pas trop mangeable.

J’ai vu la salle en l’honneur des Écossais morts dans les différentes guerres, depuis le 15e siècle. Puis, un petit musée sur les guerres plus récentes, mettons.

Tiens, je ne me souviens plus si je vous en ai parlé, mais je suis sidérée des poitrines féminines écossaises que je classe en quatre catégories. 1) La plus imposante, en nombre et en volume : la poitrine imposante qui déborde de partout parce que les femmes ont soit un soutien-gorge trop petit ou un chandail trop serré. 2) les femmes qui ne portent qu’un soutien-gorge, avec un jeans. Avec un peu de chance, parfois, il y a un petit chemisier transparent par-dessus. 3) Pas de soutien-gorge pantoute, si bien qu’on voit les mamelons à travers les vêtements. Ça, c’est si les seins se tiennent un peu. Parce que s’ils ne se tiennent pas trop, ça va dans tous les sens. 4) Les autres. Pas si nombreuses que ça. Rien n’est chic.

Et beaucoup (beaucoup!) de femmes se promènent en leggings serrés. Beaucoup portent des strings… qui se voient à travers le legging! Ça non plus, c’est pas chic. En tout cas, pas dans un château.

Et dites-moi... vous? Vous vous tenez debout sur le bol quand vous allez à la toilette?

 

 

jeudi 15 juin 2023

Après le bateau et les avions, les animaux...

Ouan, dans le genre échevelé… encore.

Après le bateau mardi et les avions mercredi, aujourd’hui, c’est les animaux. Vous pourrez jamais dire que je n’ai pas des gouts éparpillés et étranges…

On m’avait dit du bien du zoo d’Édimbourg. Bah. Pas tant. Peut-être qu’il faisait trop chaud et que les animaux ne voulaient pas venir nous voir. Parce que les animaux, comme les Écossais, ne sont pas habitués à 23 degrés et au plein soleil. Je vous jure: j’ai des coups de soleil sur les pieds pour en témoigner! Je pense que je vais devoir m’acheter de la crème solaire!!!

Y’a quand même des animaux qui m’intéressent plus que d’autres. Les pingouins, notamment…

C’est là où je suis restée le plus longtemps, sur le petit pont qui surplombe la piscine. Je vous dis pas le bruit et l’odeur. Une chance que les films ne sont pas en odorama!

N’oubliez pas que, comme le chantait Richard Desjardins, «le pingouin est un oiseau». Ouan. C’est juste un oiseau qui ne vole pas mais qui nage.

Vous remarquerez qu’il y a un pingouin qui chie dans l’eau…

J’ai aussi beaucoup aimé les suricates! C’est juste tellement drôle comme animal. Ça se tient là, comme ça, debout, à flairer le temps. Et en fin de journée, quand tous les enfants qui viennent au zoo comme sortie de fin d’année sont partis, c’est un peu plus calme pour les suricates. Ils sortent plus de leur tanière pour venir watcher.

J’aime les flamands roses qui plient les genoux dans l’autre sens.

J’aime aussi les girafes, les koalas, les singes, les zèbres. Et d’autres animaux aussi.

Le zoo est sur une colline (y’a plein de collines à Édimbourg), dans la partie ouest de la ville. En montant la colline, ça indiquait qu’il y avait un point de vue, en haut. Faudrait qu’ils fassent le ménage de leur forêt, les gens du zoo… parce que les arbres cachaient la vue. Si vous ne voulez pas couper les arbres, enlevez l’indication! 😉

Avant ma visite aux animaux, je suis passée par le Dean Village, une petite enclave autour de la Water of Leith, un petit ruisseau qui se rend à Leith, et dans la mer du Nord. J’avais ça sur ma liste pour samedi, mais comme je devais aller voir un médecin dont la clinique était justement dans le Dean Village, ben, j’en ai profité. C’est comme beau, ce petit village. Une autre place de pauvres…

Vous voyez le «Your GP»? C'est la clinique où j'ai vu le médecin...
Au fond de la cour, une madame qui étend son linge.
Un «coffeebike». Le type a patenté une plateforme pour faire du (très bon) café sur sa bicyclette. J'adore.
Je suis allée voir un médecin pour mon pied enflé. Une crainte d’infection. J’avais pris un rendez-vous sur leur site (proposé par un pharmacien à qui j’avais montré mon pied) et, pour 250$, j’ai eu droit à 20 minutes de consultation. Heureusement, je suis ressortie de là avec une prescription d’antibiotiques! On verra ce que ça va donner…

mercredi 14 juin 2023

Encore du transport!

Après le bateau hier, vous pourrez pas dire que j’ai pas de suite dans les idées! Tour de tram pour commencer. On achète son tiquette sur le quai. Aujourd’hui, j’ai juste pris un aller-retour pour l’aéroport (hier, j’avais pris un tiquette tram-bus pour la journée). Dans tous les trams que j’ai pris, y’a un quelqu’un qui se promène sans arrêt pour tchéquer si on a bien payé notre wéyage. J’imagine qu’ils ont pensé que c’était la façon la plus économique et facile de gérer les wéyageurs. En tout cas, monde de Québec, quand vous allez avoir votre tramway, je vais aller vous visiter, juste pour le plaisir de faire la ligne d’un bout à l’autre!

C’est à la réoport d’Édimbourg que j’ai pris possession de mon char pour la journée. Là, fouillez-moi pour savoir comment ça se paye, un char. Rapport qu’il me restait 35 000 points Aeroplan (après avoir annulé mes vols Paris-Vienne-Paris). Faque, il y a deux ou trois semaines, je suis allée voir sur le site Aeroplan. Au début du site, ça coute 76 000 points pour une journée de char, chez Budget ou Avis. Voyons donc! Je vous rappelle que j’ai récupéré 35 000 points pour un billet d’avion Paris-Vienne-Paris! Je peux pas crère qu’une journée de location de char coute deux fois plus cher que deux billets d’avion!  Je veux louer un char, je veux pas l’acheter! Faque je suis sur le bord d’abandonner, mais je continue à faire descendre les propositions. Quand tout à coup, chez Enterprise, c’est 27 000 points! Quoi? Y’a le même char à louer chez Avis à 76 000 points et chez Enterprise à 27 000 points? Pourquoi j’ai l’impression qu’on se fait toujours fourrer en louant un char? Quoi qu’il en soit, je me suis rendue à la réoport d’Édimbourg et je me suis mise en ligne. Parce que le service n’est pas tout à fait efficace chez Enterprise. On n’arrête pas de faire la queue. La queue en-dedans pour s’assurer qu’on est sur la liste des clients du jour, puis la queue à l’extérieur (où il y a les chars) pour encore s’assurer qu’on est là pour prendre le char que l’employé en dedans a dit qu’il nous attendait, et encore la queue pour attendre ledit char. J’hérite d’une Vauxhall Corsa, un char anglais, avec 27 000 miles au compteur. Ça va: je ne l’ai que pour la journée. Pis je venais juste de partir que la lumière jaune de la pression des pneus s’est allumée, rapport qu’il fait anormalement chaud à Édimbourg!

Alors, pourquoi avoir loué un char pour la journée? Pour aller voir le Scottish National Museum of Flight. Faites pas vos surpris. Vous savez à quel point j’aime les avions. Faque quand j’ai vu qu’il y avait ce musée, et que, en plus, dans le musée, il y a un Concorde, c’était assez pour me décider (mais j’aurais pas payé 350$ pour une location de char si je n’avais pas eu mes points. Y’a toujours ben des émittes, comme dirait Germaine). 


Le musée est installé sur la base militaire de la Royal Air Force, telle qu’elle était en 1944. C’est pour ça qu’il y a des barraques et des restants de shelters pour se protéger des bombardements. Heureusement, la base n’a jamais été bombardée. À la fin de la guerre, presque tout a été démantelé (ça avait été fait dans l’urgence et ce n’était pas tellement solide!).

Aujourd’hui, il y a le musée national écossais de l’aviation et, à côté, la piste de décollage existe toujours (et est utilisée: j’ai vu plusieurs petits avions genre Cessna décoller). Étant donné son rôle important dans la guerre, l’endroit est reconnu comme un patrimoine historique.

Musée malgré tout peu fréquenté, peut-être parce qu’il est difficile d’accès, même si j’ai vu passer un autobus d’une ville (laquelle? On est au milieu de nulle part!) un moment donné. Ça doit pas passer aux 8 minutes, ce bus-là! (Pour vrai, il passe aux deux heures, et le dernier bus est à 17h, à la fermeture du musée) En plus des quelques vieux qui faisaient le tour avec moi, il y avait une classe d’écoliers, genre fin primaire. Je les ai entendus applaudir le conférencier (un bénévole du musée) qui leur avait parlé du Concorde.

J’ai passé une grosse heure et demie dans le hangar du Concorde. Maudit que c’est beau, cet avion-là. Je regrette tellement de ne l’avoir jamais pris du temps de son vivant! Mais mettons que, même si c’est de mon rang, le prix du billet était un frein… Mais j’aurais vraiment aimé ça! Vraiment.

(Je n’ai jamais pris le Airbus 380 non plus, remarquez, mais ça, j’ai un peu plus de chance que ça arrive, étant donné qu’il risque de voler encore longtemps. Faudrait juste que je me trouve un long voyage à faire avec une compagnie aérienne qui a des 380. Singapour? Australie? Japon?)

British Airways a 7 Concorde exposés quelque part. J’en ai vu 2 (Seattle et ici). Il y en a un à l’aéroport de Manchester. Est-ce que j’aurais envie d’aller visiter la réoport la semaine prochaine, juste pour le fonne d’y voir la face?

Rappelez-vous que le Concorde a été pensé dans les années 60. Faque il est ammanché comme un avion des années 60. Les sièges sont tassés et les divertissements à bord sont ordinaires. Mais t’sais, quand tu pars de Londres à 10h30 et que tu arrives à New York à 9h25, tu fermes ta gueule et tu lis. Les pilotes disaient que piloter le Concorde, c’était un bonheur. Les waitrisses de l’air voulaient travailler sur le Concorde, même si c’était difficile: il n’y avait pas de place et en trois heures de vol, elles n’avaient pas de break. Et au prix que le monde payait son tiquette, ils avaient le droit à tous les égards. Pis même pour les passagers, c’était pas si confortable… Pis en plus, l’avion a de tout petits hublots. Ça avait été pensé comme ça: si jamais un hublot arrache, avec un plus petit trou permet une décompression moins rapide et donne le temps au pilote de descendre à une altitude où il y aura de l’air! C’est sympathique d’y avoir pensé, je trouve!...

Pour être installé au Musée, le Concorde a dû voyager par la route, comme le faisaient les pièces du A380. C’est qu’après l’accident de l’avion à Paris, le BOAC-AA (le premier de la lignée) n’a pas été revampé pour répondre aux exigences à la suite du rapport sur l’accident. Alors, il a perdu son autorisation de vol… Il a donc fallu l’amener par la terre. Fascinant, quand même.

Pas facile de faire des photos de l’oiseau; c’est qu’il est trop long… il prend toute la place dans son hangar.








En plus du Concorde, il y a un hangar avec de vieux avions en refurbichement. Je trouve ça triste de voir les avions dehors, en train de souffrir de l’air salin (on n’est pas loin de la mer du Nord), de la pluie, du vent, de la neige… Oui, c’est des avions, c’est fait pour aller dehors, mais c’est fait pour bouger, pas pour rester plantés là, dans le gazon.

Faque j’ai vu un BAC 1-11, un Comet et un Boeing 707. Ce ne sont pas tant les modèles des avions qui m’intéressent que les histoires derrière eux. Pourquoi ont-ils été construits? Quand? Pour le Concorde, par exemple (bon, le modèle m’intéresse, il est tellement particulier!), c’est une entente exceptionnelle entre la France et la Grande-Bretagne qui a permis sa naissance, au-delà du prix que ça a couté pour «l’inventer», pendant que l’Union soviétique essayait de construire un avion supersonique (mais a raté son coup, ses avions se sont tous crashés et l’URSS a abandonné l’idée…) Dire que la France et la Grande-Bretagne ont aussi failli se pogner sur le nom de l’avion. Elles s’entendaient pour le nom, parce que «concorde» veut dire l’entente, l’harmonie… mais est-ce qu’on met un E à Concorde?






Il y a une salle avec des avions militaires et des tibouts de film sur les guerres mondiales, la guerre froide, les guerres en Irak, en Afghanistan, en Syrie, guerres auxquelles la Grande-Bretagne participe.





Il y a aussi une salle avec des avions civils. Comme l’Écosse est peuplée d’iles, ben ça prend des avions pour faire la navette entre elles, par la compagnie Loganair. Il y a une ronne d’avion qui prend 1:30 minutes à l’aller et 2:30 minutes au retour (pour cause de vent de face), entre la terre ferme et une ile. L’avion transporte le professeur de l’école, chaque matin et chaque soir. L’avion transporte le courrier, le papier cul, un médecin… Oui, il y a un bateau, mais ça va plus vite en avion!



Évidemment, comme j’avais loué mon char à partir de l’aéroport d’Edimbourg, il fallait que je le rapporte à l’aéroport d’Edimbourg. Faque voir si j’étais pour venir dans un naréoport pis que j’étais pas pour visiter!? Édimbourg est toujours ben la capitale de Lécosse. Faque elle a un naréoport digne de ce nom. Quelques commerces à l’extérieur de la sécurité, un carnet de vols correct, le tramway qui se rend du centre-ville à la campagne… 

Et je suis rentrée chez moi en tramway, avec mon billet de retour.