Comme prévu, ce matin, j’ai quitté Florence… et Giuseppina! C’est qu’elle est non seulement venue chercher les clés de l’appartement, mais en plus, elle m’avait apporté un cadeau. J’ai trouvé ça super fin. Je veux bien croire que j’ai pris soin de l’appartement, que j’ai acheté du poivre et des sacs de vidanges, mais ça ne méritait peut-être pas le gâteau de la première semaine, les oranges et les citrons de la semaine dernière, et ce cadeau de départ (de l’huile et du savon). Mais merci. J’ai adoré cet appartement et mon séjour florentin.
J’enligne donc les 270 km à avaler en ce jeudi mi-gris mi-jaune. Fin de la Toscane. Retour en Ligurie. C’est fou comme plein de gens visitent la Toscane (avec raison, c’est magnifique), mais que la Ligurie, eh que j’aurais pas placé ça sur une carte de l’Italie, moi. Comme plein d’autres affaires.
Et dernier coup de cœur italien: Gênes. Genova dans la langue locale. «Eh bazwell que c’est beau», que j’ai pas arrêté de répéter tout au long des quelques heures que j’y ai passé (En fait, non. Soyons honnête. J’ai plutôt dit: «Câlisse que c’est beau!») Parce que oui, c’est juste quelques heures. En fait, je pensais qu’en partant à 10h de Florence, je serais à Gênes à 12h. Erreur. D’abord, juste me rendre à mon char avec une de mes valises (j’étais allée porter l’autre hier soir) et payer mon parking pour trois jours, ça m’a pris 20 minutes. Sortir de Florence, c’est pas toujours de la tarte. Pis l’autoroute non plus. Travaux, conduite effrénée ou erratique des Italiens. En arrivant à Gênes, on a été arrêtés sur l’autoroute à cause d’un accident. On était sur un pont et comme on était arrêtés, ça shakait pas mal. Quand j’ai vu les voitures accidentées, je me suis dit que la vitesse était en cause: un char a accroché l’arrière de l’autre et a perdu le contrôle, assez pour se retourner sur le côté, par la force de l’impact et de la vitesse.
Une fois installée dans ma chambre d’hôte dans ma banlieue génoise, j’ai pris le train à Gênes-Pra. Ça prend 30 minutes pour se rendre au centre-ville. Ça me va tout à fait… parce que je suis là pour une seule journée. Remarquez qu’à Chicago, l’été dernier, j’étais à 50 minutes du centre-ville. Faque je me plains pas. Je me plains même pas des 5 étages à monter à pied… même si j’aurais aimé ça le savoir avant de réserver ma chambre d’hôte.
Faque ronne de train, donc.
Cette photo contient plein d’affaires intéressantes. D’abord, on voit que Gênes est une ville civilisée. Y’a un commerce avec des couleurs connues, à gauche. Au fond, le pont autoroutier San Giorgio, là où je suis passée en voiture à peu près une heure avant, là où il y avait l’accident. L’intérêt (ouan, mettons) de ce pont, c’est qu’il remplace le pont Morandi qui s’était effondré en 2018, entrainant dans la mort 43 personnes et faisant aussi 16 blessés. Si vous voulez en savoir plus, lisez ce que Wikipédia en dit. Moi, je me rappelais très bien de cet accident.
J’y reviens: coup de cœur pour Gênes. En sortant de la gare, face à face avec Christophe Colomb. Tiens, j’avais comme oublié qu’il était Génois, lui.
La ville est tout en collines (il y a des ascenseurs et des
funiculaires qui font partie du réseau public). Le centre historique de la
ville est tout tassé, avec des petites rues toutes étroites, difficiles à
prendre en photo.
| Charognard, va. |
Je suis entrée dans la Basilique della SS Annunziata del Vastato et la Cathédrale de San Lorenzo. Maudit bazwell.
| Vous pensez que c'est une peinture? Ben non. C'est une sculpture. C'est un truc en trois dimensions. |
Je suis allée jusqu'à la piazza Ferrari. Maudit que c'était beau. Je trouvais que la fontaine avait un air de la fontaine de Tourny de Québec.
Comme on est sur le bord de la mer Ligure (ouais… une partie de la mer Méditerranée), il y a un port, des pêcheurs et des poissons. Alors, pour ma fringale de fin d’après-midi, je me suis garrochée sur un cône de calamars frits.
Entre le vieux port et la vieille ville… une autoroute surélevée. Mettons qu’un tunnel, ça revamperait pas mal la place.
Et je suis médusée des palmiers à cette latitude.
C’est la fin des six semaines passées en Italie. Demain, la France.