J'ai quitté l'Italie ce matin, presque à regret. C'est fou comme, dans ma vie, je n'avais jamais eu envie d'Italie et que là, après six semaines, j'aurais envie d'y rester. Mais non. Je suis attendue en France et, dans 11 jours, si je ne suis pas sortie du territoire européen, je peux A)me transformer en citrouille; B)me faire expulser manu militari; C)me faire jeter en prison. Choisissez.
Fin de l'Italie, donc.
J'ai profité de mes derniers instants pour longer un peu la mer de Ligurie. Encore une fois, maudit bazwell que c'était beau. Tant les petits villages que j'ai croisé que la mer (qu'on voit danser, le long, des golfes clairs).
| Voyez l'autoroute en haut! |
| La voirie italienne dans toute sa splendeur! |
Mais un moment donné, comme il fallait que je me rende à Marseille, j'ai pas eu le choix de prendre l'autoroute. Quand j'ai pris mon tiquette (pour éventuellement payer les kilomètres avalés), mon GPS de char m'a dit «continuez sur 305 kilomètres». J'ai éclaté de rire dans le char. Parce que oui, j'ai fait 305 km sur la presque même route.
Sauf que j'ai payé des kilomètres italiens, passé une pseudo frontière et payé des kilomètres français. Parce qu'un moment donné, oui, j'étais rendue en France!
Heureusement, Marseille est une ville civilisée.👍
Malgré le fait que mon GPS de char, avec sa tête de cochon, m'a fait virailler pas mal avant de m'amener à mon hôtel.
En soirée, comme prévu, j'ai soupé avec Louise Ménard, une ancienne collègue de l'UQAM (avec qui j'ai fait une recherche interordres il y a plusieurs années et qui m'a «engagé» dans le PCPES. Depuis sa retraite, elle est installée à Marseille. Quel plaisir de partager une bouillabaisse de chez Fonfon, dans le charmant vallon des Auffes! La façon de «présenter» la bouillabaisse n'a pas changé depuis 2007, la première fois que j'étais venue chez Fonfon, avec mon ami Jean. On vient nous présenter les poissons dans une assiette. Évidemment, je déconne un peu et je reconnais Gérard, couché dans l'assiette, l’œil ouvert. Et chaque fois que des gens autour de nous ont pris de la bouillabaisse, le serveur rapportait les mêmes poissons dans l'assiette... et je reconnaissais, encore et encore, mon pauvre Gérard, l’œil un peu sec.
C'est que ça faisait cinq ans que Louise et moi, on s'était vues! On avait une petite mise à jour à faire, mise à jour qui fut fort agréable et un peu échevelée. On a fini par finir les sujets commencés, mais peut-être pas tout à fait dans l'ordre!😊 Merci, Louise, pour cette belle soirée.
Je suis en France pour quelques jours. Ça va faire du bien de parler français... même s'il y a un petit accent.