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lundi 17 avril 2023

Une tite virée

Je me disais que j’étais due pour faire une tite virée vinicole. J’ai décidé d’aller arpenter le Chianti, une région de vin et d’huile d’olives au sud de Florence, par la route du Chianti. C’est concept. Je tripe pas pantoute huile d'olive. Faque je me suis rabattue sur le vin. C'est de même.

J’ai mis le cap sur Greve en Chianti, qu’on considère comme le lieu de rassemblement du Chianti.

Maudit bazwell que c’est beau, la Toscane. Évidemment, mes photos ne rendent pas justice au paysage parce qu’il est pas mal plus large que ce que mon kodaque peut prendre, pis en plus, il faisait gris. Pis, des fois, je peux sortir du char pour prendre des photos, mais d’autres fois, je prends la photo à travers le parebrise…





Ça parait pas trop, mais le soleil éclairait le village...

Le coq toscan, le symbole de la place

À Greve en Chianti, j’ai trouvé à stationner la voiture sans problème. Évidemment, en campagne, ça coute pas mal moins cher qu’en ville! À peine 4 euros pour l’après-midi! Premier stop: l’office du tourisme… du Chianti. Je suis ressortie de là avec deux cartes et de quoi m’occuper pendant une semaine. J’ai le reste de la journée, c’est clair que je ne pourrai pas tout faire!

Premier stop: il faut diner. Méchante bonne pizza. La sauce goutait de quoi, le salami itou. Pis la croute était tendre à souhait. Mais je sais pas comment les Italiens font pour manger une pizza complète.

J’ai ensuite erré dans le village pour faire descendre le tout… avant d’aller faire une dégustation de Chianti.





Des tables sous des dômes

Une statue du coq toscan - ça m'a pris un boutte pour deviner que c'était ça parce que je ne le regardais pas dans le bon angle!

J’ai beaucoup aimé le Cantine, l’endroit idéal pour aller faire une dégustation. D’abord, le spot est magnifique.



J’ai bien aimé le concept: on a une carte avec une puce qu’on entre dans un lecteur, puis on choisit un vin qu’on veut gouter (un peu de vin dans le fond), ou boire un peu plus (encore un peu plus ou encore beaucoup plus). Évidemment, ça coute pas la même affaire. À la fin, on remet la carte pis on paye les dégustations choisies. Pis y’a des employés qui aident à choisir le vin. Je ne suis allée que dans le rouge… et j’ai beaucoup aimé ce que j’ai essayé. Évidemment, rien de tout ça est à la SAQ, qu’alliez-vous penser? Et comme j’ai encore 2 ½ mois à faire, je ne vais pas commencer à paqueter du vin pour apporter au Québec! J’ai quand même acheté une bouteille à consommer…




Je me suis aussi arrêtée à Castellina en Chianti parce que la madame m’avait dit que c’était un beau village. Oui, c’est joli. Mais je suis aussi arrêtée parce qu’il fallait que je mange un brin étant donné qu’il était 17h30 pis que c’était clair que j’étais pour mourir de faim avant mon retour à Florence.

Faque j’ai trouvé un spot, en rentrant dans la partie piétonne du village, où je me suis garrochée comme une pardue sur deux toasts avec de la bruschetta pis un verre de Chianti rouge. Que oh m’sieudame que c’était bon. Chouette fond dans mon estomac pour me rendre à Florence! J’ai fait le tour de la place; je suis même arrêtée à l’épicerie pour acheter du lait et des chips.



Et je suis rentrée à Florence au soleil couchant.

Avec l’envie d’aller voir la ville d’en haut, alors que le soleil était couché.




 

mardi 4 avril 2023

Je voulais...

Je voulais vous parler de la dégustation de fromage parmesan et de jambon que j’ai fait ce midi. Oh que c’était bon, ça, mes amis. D’abord, de la crème de parmesan dans le tipot. Sur un pain crouté, c’est divin. Vraiment. Je pense que j’aimerais mieux ça avec un ciabatta, ou avec un pain avec une grosse croute, ou tranché dans l’autre sens. Mais bon, je ne me plaindrai pas. Du parmesan 12 mois (miam). Du parmesan 24 mois (avec des ti-morceaux secs et durs dedans, à cause de son âge…). Du jambon de parme 24 mois. De la tite confiture. Divin, je vous dis. Évidemment, je n’ai pas pris de dessert.



Je voulais vous parler de ma tite marche dans Parme (Parma, pour les Zitaliens). Jolie ville en son centre. C’est sûr qu’une vieille ville au soleil, à 15 degrés, c’est toujours beau. Faque je me suis promenée au hasard. J’avais un peu plus d’une heure pour arpenter, ce que j’ai fait.





Je voulais vous parler du camp de concentration de Fossoli. Vous connaissez? C’est ça que je me disais. La vie fait parfois étrangement les choses. J’ai lu un roman (L’angoisse du poisson rouge) dans mes premiers jours de voyage. Et l’histoire se passe, entre autres, en Italie. Y’a un des personnages qui doit revenir dans sa famille, à Carpi pour assister aux funérailles de son grand-père (alors qu’il habite à Montréal). On apprend, dans l’histoire familiale, que le grand-père avait fait la guerre et avait été interné au camp de Fossoli, notamment avec Primo Lévi (oui, oui, c’est vrai, l’écrivain a vraiment été interné dans ce camp). Le camp était, au milieu de la guerre, un camp de transit, d’où partaient les prisonniers pour Auschwitz ou Buchenwald, par exemple. Alors, en fouillant un peu, j’ai vu que le camp existait toujours, mais qu’il était dans un état de délabrement… et que la commune de Carpi (qui en est propriétaire) était en train de le reniper, à cause de son importance dans l’histoire. Il y aura, à terme, un musée de la Déportation. Étrangement, le camp n’est ouvert que le dimanche… alors j’y suis quand même allée, toujours bien yinque pour voir. Faque c’est ça: je n’ai que vu les bâtiments délabrés.



Fait cocasse: en face du camp, il y a une garderie. Je me disais qu’on pourrait peut-être sauver le monde si les enfants apprennent la vie.

Mais finalement, j’ai décidé de vous parler de la S65. L’autre route de montagne qui va (et qui vient) de Bologne à Florence. Hier, je suis montée vers Bologne avec la S64, et aujourd’hui, j’en suis revenu avec la S65.

Non, mais rapport que le monde vont se crisser dans le haut d’une montagne pis ils s’installent là! Ils font quoi dans la vie, ce monde-là? Tout est loin. Pis y’a pas vraiment d’agriculture à faire là.

Un moment donné, j’ai croisé une vieille FIAT carré qui datait d’un autre âge. Au volant, une religieuse, avec la capine pis toute. Pis là, j’ai vu sur le côté de la route, une affiche qui indiquait un couvent. Faque c’est ça qu’ils font, le monde: ils s’exilent pour mieux souffrir et gagner leur ciel. Mais en même temps… ils sont si près du ciel. Parce que les paysages, c’était beau en tipépère, merci. C’est 100 km de routes en lacets qui montent dans les montagnes des Apennins (près de 1000 mètres d’altitude). Pis une fois qu’on est monté, on reste là. Je veux dire que la route est sur le dessus de la montagne. Faque y’a des grandes vallées à droite pis à gauche de la tite route étroite. Il y a les villages où on peut arrêter, mais c’est généralement des petits villages (un tas de petits villages), mais quand c’est beau et que ça arrache la gueule, ben c’est sur la tite route qui croise, qui vire et qui dévire. Faque pas moyen d’arrêter prendre une photo qui a de l’allure. Si bien que mes photos ont été généralement prises à travers le parebrise du char! Avec le soleil couchant, ce fut absolument magnifique.




Le village de Loiano. Là, j'ai pu arrêter pour prendre ma photo!

Un peu à côté de la photo précédente!

Mine de rien, ça a pris deux heures faire 80 km. Ça vous dit la vitesse à laquelle j’étais capable d’aller. Régulièrement (quand je le pouvais!), je me tassais pour laisser passer les Zitaliens qui connaissaient la route. Parce que, malgré les lacets, la limite était souvent à 70… moi qui avais de la misère à aller à 40.

 💓💓💓

Je voudrais avoir une pensée pour Jean-Maxime, un ancien étudiant, décédé hier d’un cancer. Un gentil garçon, généreux, drôle, sympathique. La petite trentaine. C’est comme pas juste. Alors, je continue à croire qu’il faut vivre. Parce qu’on ne sait jamais.