Après avoir viraillé dans le Invernessshire, me voici dans Inverness tout court. La ville. Faque j’ai viraillé dans la ville.
J’ai commencé par prendre mon petit sentier qui va de la maison au centre de la ville. C’est par ce sentier, au siècle dernier, que venaient les serviteurs pour travailler dans la maison que j’habite. À cette époque, la maison appartenait à une seule famille. Maintenant, c’est séparé en différents appartements. Je me suis donc pris pour du petit personnel… ce qui n’est pas de mon rang, quand même.
Ce petit sentier va vers la ville ou vers la rivière, après un embranchement. Sur le bord de la rivière, un joli parc. J’ai marché dans ce parc dans le milieu de la Ness. Quel joli parc! J’ai toujours aimé ça quand une ville sait utiliser une rivière ou un fleuve, ce qui est le cas ici. Il y a des iles dans le milieu de la Ness où seuls les piétons (et les cyclistes) peuvent aller.
| Cet arbre me faisait capoter. Euh? Pousser droit? |
De l’autre côté de la rivière, j’ai vu un arrêt d’autobus de Hop on hop off. Faque j’ai attendu ledit autobus à touristes. Vous savez à quel point j’aime ça. Ben là, ce fut décevant. Parce que c’était des commentaires juste en anglais (comme le chauffeur avait un accent pas pire, c’était à peu près compréhensible), mais surtout, on n’avait pas d’écouteurs. Les commentaires étaient publics dans des haut-parleurs, qui n’étaient pas haut pantoute. Avec le bruit ambiant et le vent parce qu’on roulait (et que j’étais dehors, au 2e étage), on n’entendait absolument e-rien. Faque j’ai fait les 45 minutes de tour au grand air et au grand vent.
| La rue piétonne et commerçante |
| Le fleuve Ness |
| Le château d'Inverness en refurbichement |
| Des vaches des highlands |
| Je pense qu'elle va se battre avec la brosse à cheveux ce soir! |
| Les dernières écluses du Caledonian Canal |
J’ai débarqué de l’autobus en face de la cathédrale vers
14h, sans avoir diné, en me disant qu’il y aurait sûrement de quoi à manger, vu
que c’était sur le bord de la rivière. Quel ne fut pas mon bonheur de constater
qu’il y avait là plusieurs food trucks! Je trouvais que ça sentait bon,
en débarquant de l’autobus!
Faque j’ai mangé une pidze pour diner. Une sacré bonne pizza au peppéroni, acheté dans un food truck qui fait de la pizza dans un four à bois qui est dans un camion. Dans la boite du camion, je veux dire. J’étais impressionnée. D’autant plus que je m’attendais à manger une pizza en carton, mais non! C’était une des meilleures pizzas que j’ai mangé… et je vous rappelle que j’ai passé six semaines en Nitalie, moi.
Après le diner, je suis allée visiter la Cathédrale d’Inverness. Mais quelle ne fut pas ma surprise d’assister à un concert. En fait, ce n’était pas un concert, mais une répétition de quelque chose qui s’en vient.
J’ai aimé la petite vieille qui jouait de la contrebasse. À son âge, j’aimerais ça jouer encore de la contrebasse dans un orchestre (mais ça va pas arriver, je ne joue pas de contrebasse…). Y’a des petits moments, comme ça, qui mettent un (autre) sourire dans une journée.
Après, ben, j’ai erré dans les rues d’Inverness. Un peu à gauche, un peu à droite. J’ai abouti au marché public, puis au centre commercial du centre-ville, juste avant que ça ferme. J’errais, là aussi. J’ai vu une librairie et j’y suis entrée… Juste de même, j’ai demandé si ça existait, Tintin en écossais. Ben oui! Il en existe un seul titre: L’Ile Noire! C’est normal, ça se passe en Écosse! Faque je l’ai acheté pour ajouter à ma collection de Tintin : j’ai Tintin au Tibet en espagnol, en portugais, en italien, en néerlandais, en finnois, en allemand, en anglais, en danois. J’ai le Lotus bleu (là où Tintin rencontre Tchang) en islandais, en suédois, en letton. Et là, j’ai L’Ile Noire en écossais. C’est cool, je trouve.
Je me suis mise en quête du minuscule resto Cheese and Tomatin, que Sean m’avait recommandé (il y a 18 place dans le resto, en plus d'une petite terrasse). Je sais pas trop pourquoi, mais j’avais oublié que c’était un resto de pizza. Alors, j’ai mangé de la pizza pour souper, avec deux verres de vin. C’est vrai qu’elle était bonne, mais deux fois dans la même journée, c’est un peu trop. Je n’en mangerais plus pour plusieurs jours!
Je suis rentrée chez moi par une autre rue, de toute évidence pas une rue de pauvres.
En arrivant, j’ai jasé avec les poules de Sean. Est-ce que je vous avais dit qu’il avait des poules? Ouan. En plein cœur d’Inverness. Je pourrais manger des œufs, si je le voulais. C’est un peu con (peut-être), mais je me sens mal de fouiller dans le fridge et d’utiliser la cuisinière, même s’il m’a dit que je pouvais me servir… Je veux bien coucher dans une chambre, utiliser la même salle de bain, partager le café le matin (c’est ce qui est arrivé ce matin), mais me servir dans le fridge et me faire à manger dans la cuisine, pas tant. Je me garde une petite gêne.
