4h. Eh boy. Pour une fois que je dormais, à 4 heures! Il a fallu que ma tablette me tire des bras de Morphée! J’ai tellement souffert du décalage horaire et du pas de lumière le matin cette dernière semaine que je me demandais bien comment j’allais réussir à m’extirper du lit à ce pas-d’heure.
4h25. Je quitte l’hôtel Eldey, en banlieue campagnarde de Keflavik.
4h45. Je dépose mon char. J’aime la liberté qu’il m’a apporté, mais mettons que pas de balai à neige, du jus qui pisse comme le yabe dans le wineshire, le témoin des pneus qui s’allume pis un phare de brulé, c’est pas mal pour une semaine!
5h. Le petit Polonais nous ramène, 4 autres
passagers et moi, à l’aéroport de Reykjavik. On jase un peu parce que je suis
assise à l’avant. C’est là que j’apprends que Reykjavik a eu un très dur hiver
cette année. Beaucoup plus de neige que d’habitude. Je comprends alors pourquoi
ils ne déneigent pas les rues! Ils attendent que ça fonde! Une gratte
passe sur quelques grandes artères, mais vraiment pas tant que ça. Ça m’a
étonné, quand même. C’est l’hiver, bazwell. La neige se tape sur les rues à
force de se faire rouler dessus. Même affaire avec les trottoirs. La neige se
tape parce que le monde marche dessus. Mais ça prend du temps. Faque c’est pas
le fun. Mais le monde de la place a pas l’air de s’en inquiéter. Ça a l’air
normal…
Mais,
malgré le frette, le vent et la neige des derniers jours, il pleut ce matin sur
la capitale islandaise. Et Météo Islande annonçait 7 degrés en ce vendredi.
5h30. Comme j’ai enregistré ma valise hier soir et
que j’ai déjà ma carte d’embarquement, en deux coups de cuillère à pot, je suis
de l’autre côté, à essayer de déjeuner. Je trouve un croissant au
pas-de-fromage-et-trois-ticubes-de-jambon-même-pas-assez-cuit-que-c’est-mou-et-gras-dedans
et un petit café latte pour 12 piasses.
7h. On embarque. Allah est grand (mais Allah va perdre de sa grandeur au fur et à mesure du déroulement de la journée). Personne à côté de moi pour les 2h30 de vol entre Reykjavik et Londres. On est parti, comme prévu, à 7h40. Le lever du soleil a été magnifique. On volait vers l’est et vers le sud…
10h15. Un peu de vent dans le dos, mais trop de monde à Heathrow. On a tourné sur nous-mêmes dans les airs. Pis une fois à terre, il a fallu attendre que notre spot se libère. Faque ça sert à rien d’avoir le vent dans le dos. Mais j'ai vu un A380 de Quantasde mon ti-chassis. Je me sentais comme une enfant en voyant ce beau (mais si beau) monstre qui vole. Oui, m'sieudame, ça vole, ça.
11h. Je passe les douanes anglaises. Je récupère ma valise du côté du peuple. Je monte au 5e et je reprends toute la chibagne pour mes prochains vols: enregistrement des bagages, sécurité, blabla. J’ai du temps, je n’ai pas à m’inquiéter. Mais je trouve ça con quand même.
12h15. Je suis de retour dans la zone sécurisée. Je me mets en quête d’un resto qui peut servir rapidement. Je n’ai qu’une heure. J’aurais pris un Subway, messembre. Je me ramasse chez le chinois. Canard laqué sur lit de nouilles. C’était plein de petits os, pis sucré sans bon sens. Je sens que je vais devoir quêter de l’eau à la waitrisse de l’air tout l’après-midi. Je quitte le resto au moment où commence l’embarquement de mon vol vers Stockholm.
13h45. Y’en n’aura pas de facile. Allah n’existe
plus. L’avion, un A320-pas-neo-pantoute-malgré-ce-qui-avait-été-annoncé, est
rempli jusqu’au plafond. Va falloir un jour statuer sur ce qu’est un bagage de
cabine. Vraiment. Les waitrisses de l’air ont fait du Tetris pour être capables
de tout rentrer!
Alors, pour
m’achever, je suis au 18B. C’est le siège du milieu, ça. Va me falloir être
tranquille. Pas que j’ai l’habitude de m’énerver en avion, non. Mais je n’aurai
pas de place pour changer d’idée. Le 320 est vieux, pas d’écran, pas de
musique, rien. Pour 2h30. Même affaire que venant de Reykjavik où on a eu droit
à un splendide 767 d'Icelandair pas loin d’être neu.
16h30-heure-de-Londres-mais-17h30-heure-de-Stockholm.
J’ai finalement réussi à lire un
peu, mais surtout à sommeiller. Ça aide à trouver le temps tassé moins long.
Même si le
chef de bord a demandé aux gens qui avaient pas de connexion de rester assis
pour donner la chance aux voyageurs pressés de débarquer, quessé que vous
pensez qui s’est passé? C’est ça: tout le monde, riche comme plèbe, s’est levé
comme s’ils avaient tous le feu au cul.
18h. Je réponds à la douanière suédoise ce qu’il
faut que je réponde: «Je serai 3 mois dans l’Espace Schengen puis 2 mois en
Grande-Bretagne.» Elle a approuvé ma réponse en s’assurant que j’avais bien
compris ce que j’avais dit (ben oui, simmonac, j’ai compris!) et que j'étais au courant de ce que j'avais le droit de faire (oui, m'dame, c'est pour ça que je vous ai dit ça...) et a mis un
tampon dans mon passeport. Ouf. C’est bon pour 83 jours.
Je pense
que je dois faire un détour par le Bangladesh dans l’aéroport de Stockholm,
entre ma porte de débarquement et l’autre, où un autre A320-pas-neo-pantoute de
Scandinavian Airlines Services, le bien-nommé SAS, m’attend pour m’amener à
Helsinki.
À côté de
la porte 8, j’achète un sandwich annoncé comme poulet césar. On repassera pour
ce qui est du césar et pour ce qui est du poulet.
19h. On part. L’avion est pas loin d’être plein mais au moins, je suis au bord de l’allée et le vol devrait durer un peu moins d’une heure. J’ai lu. Rien d’autre. Pis j’ai même pas pensé à mettre mes écouteurs antibruit!
21h-heure-d’Helsinki-mais-20h-heure-de-Stockholm. J’ai encore perdu une heure dans mes déplacements du jour. Je suis maintenant à 7h de votre cœur!
C’est
sûr qu’en sortant de l’avion et pas de douanes à passer, on arrive en face du
tapis à valises bien avant qu’il se mette à tourner!
Bon. Je
veux bien être à l’aéroport d’Helsinki, mais je vais devoir trouver comment
prendre le train jusqu’en ville et de là, comment rejoindre mon appartement.
21h30. Oh
l’efficacité du train entre l’aéroport et le centre-ville! Oui, oui: l’avion a
atterri à 20h55 pis à 21h30, je suis assise dans le train qui vient de partir
de l’aéroport. Est-ce l’efficacité à la finlandaise.
Y’a de la
place, c’est éclairé, y’a même une toilette! Il y a, sur le mur, un écran avec
les stations à venir, l’heure à laquelle on devrait y arriver (mon train
devrait entrer en gare à 21h56) et la vitesse à laquelle le train roule. Trois
zones tarifaires. J’ai tout ce bonheur-là pour 4,90 euros! J’ai hâte de voir le
REM, moi!
Évidemment,
il fait noir, alors je ne vois rien dehors. Je pense que je pourrais avoir
envie de refaire une petite ride, juste pour le fonne. D’autant plus que j’ai
bien aimé le peu que j’ai vu de l’aéroport. Rappelez-vous mon amère déception
l’an dernier de n’avoir pu visiter l’aéroport de Chicago parce qu'il n'y avait rien à voir!
22h22. C’est même pas des jokes. Je suis entrée dans mon appartement helsinkien sans problème, en cognant trois fois sur la porte après avoir entré un code dans mon téléphone. Sésame, ouvre-toi! Et Sésame s’est ouvert.
23h. Je mange mon Subway. Oui, oui: il y avait un
Subway à la gare centrale. Alors, je me suis contentée. Je viens de me sacrer
dans la douche (j’ai enlevé ce qui restait d’islandais). Je gosse sur Internet
(la connexion n’est pas fiable avec mon ordi mais fonctionne bien avec ma
tablette, allez comprendre), mais juste assez pour mettre mon blogue de la
journée en ligne. Ce fut une très longue journée de voyagement, mais tout s’est
bien passé. Tout. Les vols ont été à l’heure, les valises ont suivi, j’ai passé
les douanes sans encombres. Ce que j’ai vu, en débarquant à la gare centrale,
est magnifique. En tout cas, à 22h, il y avait tout plein de monde. C’est vrai
qu’il ne fait «que» -2, qu’il ne vente pas à écorner des beus et qu’on est
vendredi soir. J’ai hâte de découvrir Helsinki demain.