Oh que j’ai aimé cette ville. Faut dire qu’après une semaine toffe en Islande, tout a été plus facile ici. Mais pas seulement à cause de l’Islande.
Les transports.
Facile de venir en ville à partir de l’aéroport. Un train aux 15 minutes, même à 21h30.
Se déplacer en tramway en ville? Un charme! J’adore le tramway. Je trouve qu’il permet rapidement de se repérer dans une ville inconnue. J’ai fini par revoir les mêmes rues, les mêmes édifices. Ça aide à connaitre (ou reconnaitre) un lieu. J’ai arrêté de suivre les indications de Gougueulemappe pour retourner chez moi: j’ai plutôt suivi la track de tram no 7 (ou no 9) qui passait drette en face de mon bildigne. Rien de plus simple au lieu de virailler autour, en suivant des indications qui veulent faire économiser 4 pas au lieu de rendre la vie facile dans une ville inconnue.
L’appartement
Tout petit. Si c’était chez moi, le lit serait plutôt un divan-lit et j’aurais une table de plus pour travailler. Là (comme d’habitude), je ne vous dis pas l’état de la petite table de cuisine qui sert de spot pour manger, où sont déposés tous mes documents touristiques, l’ordinateur, le téléphone qui se recharge, la tablette…
Merci pour la laveuse. J’ai fait deux brassées avec plaisir.
Petit, donc, mais chouette.
Avec un ascenseur digne d'un bildigne soviétique, installé «dans» la cage d'escalier. Où on doit soi-même ouvrir la porte grillagée et celle de l'étage. J'adore.
Surtout près de tout, à distance d’à peu près de marche. L’arrêt Kampitorin du tramway 7 ou 9 est à 100 mètres. La gare, à 850. J’ai un peu regardé la télé même si, vous vous imaginez bien, je n’ai rien compris. J’ai trouvé le poste de National Geographic… qui diffusait un épisode de Mayday (sur les catastrophes d’avion) tous les soirs, à 20h. Merde. Mauvaise idée, même si je ne comprenais rien, de regarder ça. Parce que je les connais tous! En ce dernier soir, c’était celui sur l’écrasement du Concorde.
La ville
J’ai aimé Helsinki. Quand je débarque quelque part, je me demande toujours si j’y habiterais. Helsinki? Certainement! D’autant plus que la Finlande a un système d’éducation digne de ce nom. Je sais que c’est ce que j’ai voulu vivre, mais je trouve toffe le pas de lumière le matin. Le soir, ça va. À ce temps-ci de l’année, le soleil se lève autour de 8h30. Moi qui ai toutes les misères du monde à me lever, disons que j’arriverais difficilement à vivre normalement avec si peu de lumière. Heureusement, il ne pleut pas tant que ça en Finlande. De la neige au nord, peu en ville. J’ai été chanceuse d’en avoir en arrivant. Lundi, il a fait 5 et tout a (malheureusement) disparu. Je trouve ça beau, une ville avec un peu de neige. Contrairement à Reykjavik, ils déneigent ici! Et, croyez-moi, ils ne lésinent pas sur les tites roches sur le trottoir! Je m’étonne moi-même de ne pas en avoir eu dans mes bottes!
La bouffe
Je vous ai parlé du poisson (le saumon surtout). Bonheur. Le renne itou.
J’ai arpenté les épiceries sans toujours savoir ce qu’il y avait sur les tablettes. Bon, du saumon, ça ressemble à du saumon. La viande, c’est moins évident.
J’ai déjeuné à l’apparte, même si ça a l’air que le déjeuner est le gros repas pour partir la journée. Je dinais en ville, au gré de mes promenades. Et je suis généralement rentrée pour le souper… sauf pour mon souper de Saint-Valentin au renne (cette fête n’est absolument pas fêtée ici - point pantoute!) et en ce dernier soir (renne encore, avec sauce à la moutarde noire).
La température
Du soleil en début de semaine, avec de la neige, et un joli -2. Puis, un chaud 5. Depuis deux jours, du frette humide et de la bruine pas agréable. Ben, pas si frette (entre -1 et 1), mais humide. Du genre qui mouille le manteau. C’était le fonne d’aller lire ailleurs, après une tite marche. Le jour se lève autour de 8h et se couche vers 17h. À ce temps-ci de l’année, je trouve que ça a ben de l’allure. En juin, il doit faire clair en tipépère.
La vie
J’ai juste aimé ça, virailler autour. C’est sûr que les premiers jours, je regarde la liste des choses que je voulais voir. Mais comme on est en hiver, tout n’est pas disponible. Alors, j’erre. Je fais comme les locaux. J’ai tripé à lire dans des cafés, en buvant du café et en mangeant de la bouffe locale. Je suis allée à la magnifique (splendide) bibliothèque municipale (j’avais un document à imprimer). La dame à l’accueil était tout à l’envers de parler français! Je pense qu’elle m’aurait donné le monde si je l’avais demandé. Mais je voulais juste imprimer…
Les Finlandais
Les gens sont discrets, calmes. Même les enfants ne crient pas. En fait, les seuls qui parlent fort, c’est les Chinois. Parce qu’ils sont partout. Ils commencent à s’installer ici. J’ai bien vu quelques Noirs, mais peu. Vraiment peu. J’ai vu quelques faciès de l’Est (des Russes, sans doute). La société finlandaise est encore bien homogène.
Et voilà. J’ai adoré mon séjour à Helsinki. Mais, ce soir, je refais ma valise.