Affichage des articles dont le libellé est Finlande. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Finlande. Afficher tous les articles

jeudi 16 février 2023

Au revoir, Helsinki!

Oh que j’ai aimé cette ville. Faut dire qu’après une semaine toffe en Islande, tout a été plus facile ici. Mais pas seulement à cause de l’Islande.

Les transports.

Facile de venir en ville à partir de l’aéroport. Un train aux 15 minutes, même à 21h30.

Se déplacer en tramway en ville? Un charme! J’adore le tramway. Je trouve qu’il permet rapidement de se repérer dans une ville inconnue. J’ai fini par revoir les mêmes rues, les mêmes édifices. Ça aide à connaitre (ou reconnaitre) un lieu. J’ai arrêté de suivre les indications de Gougueulemappe pour retourner chez moi: j’ai plutôt suivi la track de tram no 7 (ou no 9) qui passait drette en face de mon bildigne. Rien de plus simple au lieu de virailler autour, en suivant des indications qui veulent faire économiser 4 pas au lieu de rendre la vie facile dans une ville inconnue.


L’appartement

Tout petit. Si c’était chez moi, le lit serait plutôt un divan-lit et j’aurais une table de plus pour travailler. Là (comme d’habitude), je ne vous dis pas l’état de la petite table de cuisine qui sert de spot pour manger, où sont déposés tous mes documents touristiques, l’ordinateur, le téléphone qui se recharge, la tablette…

Merci pour la laveuse. J’ai fait deux brassées avec plaisir.

Petit, donc, mais chouette. Avec un ascenseur digne d'un bildigne soviétique, installé «dans» la cage d'escalier. Où on doit soi-même ouvrir la porte grillagée et celle de l'étage. J'adore.



Surtout près de tout, à distance d’à peu près de marche. L’arrêt Kampitorin du tramway 7 ou 9 est à 100 mètres. La gare, à 850. J’ai un peu regardé la télé même si, vous vous imaginez bien, je n’ai rien compris. J’ai trouvé le poste de National Geographic… qui diffusait un épisode de Mayday (sur les catastrophes d’avion) tous les soirs, à 20h. Merde. Mauvaise idée, même si je ne comprenais rien, de regarder ça. Parce que je les connais tous! En ce dernier soir, c’était celui sur l’écrasement du Concorde.

La ville

J’ai aimé Helsinki. Quand je débarque quelque part, je me demande toujours si j’y habiterais. Helsinki? Certainement! D’autant plus que la Finlande a un système d’éducation digne de ce nom. Je sais que c’est ce que j’ai voulu vivre, mais je trouve toffe le pas de lumière le matin. Le soir, ça va. À ce temps-ci de l’année, le soleil se lève autour de 8h30. Moi qui ai toutes les misères du monde à me lever, disons que j’arriverais difficilement à vivre normalement avec si peu de lumière. Heureusement, il ne pleut pas tant que ça en Finlande. De la neige au nord, peu en ville. J’ai été chanceuse d’en avoir en arrivant. Lundi, il a fait 5 et tout a (malheureusement) disparu. Je trouve ça beau, une ville avec un peu de neige. Contrairement à Reykjavik, ils déneigent ici! Et, croyez-moi, ils ne lésinent pas sur les tites roches sur le trottoir! Je m’étonne moi-même de ne pas en avoir eu dans mes bottes!

La bouffe

Je vous ai parlé du poisson (le saumon surtout). Bonheur. Le renne itou.

J’ai arpenté les épiceries sans toujours savoir ce qu’il y avait sur les tablettes. Bon, du saumon, ça ressemble à du saumon. La viande, c’est moins évident.

J’ai déjeuné à l’apparte, même si ça a l’air que le déjeuner est le gros repas pour partir la journée. Je dinais en ville, au gré de mes promenades. Et je suis généralement rentrée pour le souper… sauf pour mon souper de Saint-Valentin au renne (cette fête n’est absolument pas fêtée ici - point pantoute!) et en ce dernier soir (renne encore, avec sauce à la moutarde noire).


La température

Du soleil en début de semaine, avec de la neige, et un joli -2. Puis, un chaud 5. Depuis deux jours, du frette humide et de la bruine pas agréable. Ben, pas si frette (entre -1 et 1), mais humide. Du genre qui mouille le manteau. C’était le fonne d’aller lire ailleurs, après une tite marche. Le jour se lève autour de 8h et se couche vers 17h. À ce temps-ci de l’année, je trouve que ça a ben de l’allure. En juin, il doit faire clair en tipépère.

La vie

J’ai juste aimé ça, virailler autour. C’est sûr que les premiers jours, je regarde la liste des choses que je voulais voir. Mais comme on est en hiver, tout n’est pas disponible. Alors, j’erre. Je fais comme les locaux. J’ai tripé à lire dans des cafés, en buvant du café et en mangeant de la bouffe locale. Je suis allée à la magnifique (splendide) bibliothèque municipale (j’avais un document à imprimer). La dame à l’accueil était tout à l’envers de parler français! Je pense qu’elle m’aurait donné le monde si je l’avais demandé. Mais je voulais juste imprimer…


Les Finlandais

Les gens sont discrets, calmes. Même les enfants ne crient pas. En fait, les seuls qui parlent fort, c’est les Chinois. Parce qu’ils sont partout. Ils commencent à s’installer ici. J’ai bien vu quelques Noirs, mais peu. Vraiment peu. J’ai vu quelques faciès de l’Est (des Russes, sans doute). La société finlandaise est encore bien homogène.

Et voilà. J’ai adoré mon séjour à Helsinki. Mais, ce soir, je refais ma valise.

mercredi 15 février 2023

Le tour de l'ile

Y’a une place où les Finlandais vont faire les touristes, c’est sur l’ile de Suomenlinna. Pis moi, je peux vous dire qu’il y a des trous gros comme des cratères islandais dans ma connaissance de l’histoire finlandaise!

L’ile est dans la baie, en face d’Helsinki. C’est tellement ordinaire d’aller là que mon tiquette de transport en commun de la semaine est aussi bon pour ça, comme si l’ile faisait partie de la ville. Faque au lieu de lui fournir une ligne de tram, on lui fournit un traversier. Y’a juste de la place pour deux chars sur le bateau, mais pour une centaine de passagers sans problème. Parce que, sur cette ile, il y a 850 habitants.

C’est quoi, cette ile-là, me demanderez-vous. En fait, c’est 6 petites îles reliées entre elles par un fort de défense construit au milieu du 18e siècle, alors que la Finlande faisait partie du royaume de Suède. Le fort allait servir pour défendre la place contre des invasions russes (parce que, je vous le rappelle, la Russie est drette à côté!) parce que oui, les Russes ont attaqué quelques années plus tard. La forteresse, donc, est devenue une base pour la flotte russe, à partir de 1808. Faque le fort en question est devenu russe, comme une bonne partie de la Finlande. Jusqu’en 1917. Les Russes ont fait la Révolution chez eux, les Finlandais itou. Conséquence: la Finlande est devenue indépendante et a retrouvé son fort, qu’elle a rebaptisé Suomenlinna, un nom finlandais. Aujourd’hui, le fort et les 6 iles rattachées ensemble font partie du patrimoine mondial de l’UNESCO, en tant que monument unique de l’architecture de guerre.

Les Helsinkiens vont beaucoup et souvent sur ces iles, juste pour aller prendre de l’air. Ce matin, à 11h20, il y avait une bonne cinquantaine de personnes dans le bateau avec moi. C’était sans doute pas des habitants. Sur leur ile, il y a une garderie, une école primaire, un supermarché, une entreprise maritime, un théâtre en plein air, une église. Les gens se promènent à vélo ou en Kubota. 


Au café (y’en a 6 sur l’ile, pas tous ouverts l’hiver!) où je me suis arrêtée, il y avait une bonne quinzaine de personnes qui jasaient, devant une pâtisserie et un café. J’ai eu l’impression que c’était un lieu de rencontre. « Eh, on va prendre un café sur l’ile? » Ça doit être ça. Parce que le monsieur avec ses souliers en peau de croco, il ne venait pas faire du tourisme, c’est clair. 

Faut dire que ça prend yinque 15 minutes en bateau et y’a des bateaux aux 40 minutes en hiver. Quarante minutes!!! Y’a des zétobus, à Montréal, qui passent moins souvent que ça.

Moi, j’ai fait ma touriste. Quoi d’autres? J’ai marché jusqu’au bout de l’ile (1,6 km), j’ai pris des photos, je me suis arrêtée au musée de l’ile et je suis revenue. Évidemment, parce que c’est l’hiver, plein d’affaires étaient fermées. Mais comme je ne suis pas à la veille de revenir ici (même si j’adore la place, vous le savez), autant visiter quand même! C’était vraiment weird, rapport à la température. Ce matin, j’ai quitté mon appartement sous un joli soleil et 2 degrés. En attendant le bateau, j’ai vu la brume (ou le brouillard…) venir du large et envahir le bord de l’eau… Alors, c’est sûr que l’ile était pour être envahie de brouillard frette et humide! J’ai espéré un peu de soleil, mais point pantoute. C’était quand même magique. Juste franchement pas trop confortable pour cause d’humidité. J’étais toutrempe, dedans comme dehors. Le nez qui sniffe, les yeux qui pleurent et les lunettes embuées (je vous ai-tu dit à quel point j’AGUIS porter des lunettes?). Alors, au retour de ma promenade au fond de l’ile, je me suis arrêtée à un autre café pour me réchauffer et sniffer en paix.







Comme c’était un fort de défense (on l’a longtemps comparé au fort – jugé imprenable – de Gibraltar), il y a des remparts (interdits de monter dessus en hiver parce que c’est trop glissant), des tunnels étranges, des meurtrières, des canons…

À mon retour sur la terre ferme, je suis retournée au marché public d’hier soir. J’ai mangé, comme «collation», une soupe de renne. Oh que c’était pas fait avec du lait 2%, ça!!! Je pense que j’avais juste besoin de me réchauffer. Et puis tiens, puisque les étalages étaient justes beaux, les voilà.





mardi 14 février 2023

On jase de poisson, là

Pour bouffer, vous avez le choix: Subway, McDo, Burger King et autres Hesburger. Bof. À la limite, ça dépanne (le Subway, à 22h, en arrivant de l’Islande, ça fait la job). Mais si vous voulez vous sentir local, il faut absolument… prendre un café. C’est hallucinant le nombre de cafés qu’il y a en ville. Des chaines locales comme des indépendants. Je ne m’en plaindrai pas. Pas que je suis une adepte inconditionnelle, mais c’est que je trouve que pour aller lire un peu, en fin d’après-midi, c’est le meilleur spot.

C’est donc là que je me suis ramassée, vers 14h, pour diner. Dans un café. Le Café Robert’s, siouplait. J’ai comme eu un choc en entrant là. Je trouvais ça trop beau pour un café.


Faque non seulement j’ai pris un café (un latte deca, question de dormir ce soir, même si ça peut sembler une hérésie), mais j’ai accompagné ça d’un sandwich au saumon fumé sur pain de seigle.

En 2017, la Finlande a célébré le centième anniversaire de son indépendance de la Russie. Pour l’occasion, le gouvernement a demandé aux Finlandais de choisir «le» plat qui les représente le plus. Leur choix? Le pain de seigle.  Eh ben. Quand on sait que les Finlandais sont des gens tranquilles, sobres, qui n’aiment pas le bruit, on ne sera pas tant que ça surpris. Surtout qu’ils mettent du saumon fumé dessus.

En fait, le saumon fumé ressemble un peu plus à du gravlax. Il est moelleux et huileux. Et pas toujours avec la même épice. Ce midi, c’était avec de l’aneth. J’adore.

Et ce soir, à la maison, c’était avec du poivre rose et du poivre noir.

Parce que cet après-midi, après ma visite à l’église orthodoxe, je suis entrée au marché Vanha Kauppahalli, le plus vieux du pays (mine de rien, il a été construit en 1888). Je suis tombée sous le charme. Des petits étals de poissons en tout genre, charmants comme tout. J’ai eu envie de tout acheter. Mais je dois me parler: je quitte Helsinki dans trois jours. OK, je pars en bateau, j’ai donc une tite marge de manœuvre pour paqueter mes affaires, mais pas tant que ça. Faut toujours ben que je me rende au bateau et, une fois à Tallinn, il faut que je trouve le moyen d’aller à mon appartement! Faque faut que je mange ce que j’ai dans mon fridge. J’ai quand même succombé au saumon fumé, mais j’ai résisté au renne. Mais peut-être que j’irai diner là demain (ou jeudi) parce que non seulement il y a des étals, mais en plus, il y a des petits restos et des cafés… En tout cas, c’était de toute beauté. Pour quelqu’un qui aime le poisson, c’était une jouissance des yeux.



Ça faisait différent du bar à sushis de l’épicerie…