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mardi 27 juin 2023

Derniers pas

Derniers pas, au hasard de Manchester. Parce que je quitte demain midi. Et je suis d’accord avec le type au bureau de tourisme: 10 jours, c’était beaucoup pour visiter la ville. Heureusement, je suis allée me perdre à Liverpool pendant trois jours. Mais ça m’a permis d’avancer mes livres de photos!

Je suis donc allée en ville en autobus. Puis, j’ai tourné à droite ou à gauche, au hasard de ce que je voyais. 










Je me suis ramassée en face de la gare centrale de Manchester que je ne connaissais pas (j’ai toujours transité par Piccadilly). En face de la gare, un petit podium qui rappelle les manifestations de 1919 qui ont eu lieu drette là, sur place. Et sur le podium, un rappel d’autres manifestations ailleurs dans le monde, entre autres Paris, en 1961; la place Tienanmen en 1989; Gdansk en 1979; Timisoara, en Roumanie, en 1959. J’ai trouvé l’idée intéressante et touchante.



J’ai continué à marcher et je me suis ramassée dans un boutte laitte. Il y a de l’eau à Manchester, la rivière Irwell, le fleuve Mersey (le même qui se déverse dans la mer d’Irlande à Liverpool) et des canaux qui rappellent l’ancien passé industriel de la ville. Ben le bord des canaux, c’est pas le yabe entretenu. Dommage, parce que ça pourrait être un beau coin.





Pis là, il s’est mis à mouiller, de quoi réjouir les habitants de Lebel-sur-Quevillon. C’est juste que je suis à Manchester. Faque y’a toujours ben des émittes à se faire mouiller pour visiter. Je suis rentrée dans un pub, je suis allée me chercher un cidre au comptoir, pis je me suis assise près de la fenêtre, à la fois pour regarder dehors et pour lire. Je n’ai pas compris ce que le type au comptoir m’a demandé (c’est l’histoire de mon séjour grande-bretanien)… et c’est quand j’ai eu l’immense verre de cidre devant moi que j’ai rétrospectivement compris qu’il m’avait demandé «A pint?» Ouan. Une pinte de cidre. Que j’ai bu. Parce qu’il était ben bon.


Pis, ben… j’ai fini par rentrer dans ma banlieue. J’y étais attendue pour 19h, parce que je donnais une entrevue à une journaliste du Devoir sur… les cartes postales. Pourquoi j’en écris? Depuis quand? Pourquoi est-ce important pour moi? Combien j’en envoie à chaque voyage? J’ai jasé ça pendant une bonne demi-heure. Ça devrait paraitre quelque part autour du 5 juillet.

Pis j’ai appris que les habitants de Manchester sont des… Mancuniens et des Mancuniennes. Non, mais, calvinisse.

lundi 26 juin 2023

Un peu de gestion

Un peu de mauvaise gestion – ou plutôt de mauvaise compréhension – ce matin a fait que je suis partie beaucoup plus tard que prévu de la maison. D’autant plus que je me suis levée à 10h (le bonheur!) C’est que j’ai parti une brassée, en choisissant 4 (au lieu de 5) sur la roulette (vous vous en foutez royalement). Donc, lavage en 2h au lieu d’une heure. Déjà qu’une heure, je trouve ça long… Et en plus, j’avais choisi (sans le savoir) de demander à la laveuse de faire aussi le chessage. Un moment donné, je me disais «coudon, c’est donc ben long…» et j’ai mis ma main sur la vitre pour constater que c’était super chaud! J’ai regardé les roulettes pour constater que la deuxième roulette était au «ceintre», indiquant que ça allait chesser chesse. Pas encore un peu humide, non, non, drette chesse. C’est juste que j’avais des vêtements, dans cette brassée, que je ne voulais pas chesser à la chesseuse chaude (petit exercice de diction ici!). Faque j’ai continué à taponner sur mes albums de photos en attendant la fin de tout cet interminable cycle…

Vous savez à quel point j’aime me promener en train ou en tramway. Pas loin de chez nous à Montréal, il y a plusieurs années, il y avait deux séries de rails. Il y a quelques années, le CN a démantelé une des deux… alors qu’elle aurait pu servir à un train de passagers pour aller au centre-ville. Mais comme le CN est une compagnie privée, elle fait ben ce qu’a veut avec ses tracks. Une fois les rails enlevés, il a été un temps question de paver le terrain pour y faire passer des bus sur une voie réservée. Les gens qui habitent le long de la track ont crié au pas-dans-ma-cour. Faque pas de pavage ni de bus. J’ai entendu entre les branches qu’on aurait pu avoir un tramway mais évidemment, le projet est mort dans l’œuf. Là, ils nous font chier avec un horrible REM en hauteur sur la rue Sherbrooke en disant que l’est de Montréal a besoin d’être développé! Pis ça fait 30 ans que des édifices ont été expropriés et démolis le long de la rue Notre-Dame et qu’il ne s’y passe rien. Je trouve qu’on fait dur un peu pas mal beaucoup. Ça nous prendrait de la volonté politique et une vue à moyen sinon long terme, pas de quatre ans en quatre ans. S’cusez, chus pompée. T’sais, quand le tramway de Manchester va jusqu’à l’aéroport et, de l’autre côté de la ville, jusqu’au IKEA, messembre qu’ils ont compris de quoi, les autorités manchesteriennes (?), manchesteroises (?), maschesteraises (?), manchesteresques (?), manchesteriques (?). Si j’étais une touriste à Montréal, je ne pourrais aller visiter le IKEA en transport en commun! 


Parce que, vous avez compris, je suis allée faire un pèlerinage au IKEA en ce lundi où je suis partie trop tard de la maison. Pis sans blague, j’ai fait 1h15 de tramway pour me rendre manger des boulettes pas cher! 



En sortant du IKEA, je suis allée au Sainsbury’s à côté. À Glasgow (il y a 6 semaines!), je m’étais acheté un chandail vert chez Sainsbury’s et j’avais regretté de ne pas avoir acheté le brun aussi. Messembre que je vous ai déjà dit ça. Alors, je cherche depuis ce temps… Ça me prend un vrai Sainsbury’s (c’est une épicerie avec une section de vêtements), pas un Sainsbury’s local qui n’est qu’une petite épicerie de quartier. Alors, mon bonheur quand j’ai vu qu’il y avait un gros Sainsbury’s à côté du IKEA… et, encore mieux, il y avait le chandail brun tant cherché! Faque, bazwell, j’en ai acheté deux!

 

Pis là, ben, ma journée était finie! 😉

dimanche 25 juin 2023

Parce que c'est dimanche

Et parce que c’est dimanche, c’est Sunday Roast. J’ai donc décidé d’aller dans mon village, ma banlieue portant encore les traces de son existence passée de village. Je suis donc allée à Didsbury, au Didsbury Pub. Qu’est-ce que je suis concept.



J'ai croisé ce match de criquet sur ma route... Ça me fait toujours penser au film La Grande Séduction!

Je suis toujours étonnée qu’on doive aller commander sa bouffe au comptoir. J’ai vécu certains restos et certains bars où on commandait à partir de son numéro de table, à partir d’un code QR. La commande au comptoir, dans un resto, je trouve ça ordinaire. Mais bon, ça a l’air que c’est culturel…

Le Sunday Roast d’Édimbourg était nettement meilleur que celui de mon village. Je pense que les Anglais font toujours un peu trop cuire leur viande. C’était raide un peu, comme si le beu s’était sauvé, dans la perspective de se faire assassiner.

Je trouve ça drôle que la patente au milieu s'appelle du Yorkshire Pudding. C'est plutôt comme un pain écrasé, qui aurait pas levé. Pas de pudding pantoute là-dedans.

Étrangement (vraiment?), il n’y a pas d’air climatisé nulle part. Hier, à Piscine de Foie, au musée, tout le monde se liquéfiait ou se ventilait avec le plan du musée, pour cause des 25 degrés dehors. Aujourd’hui, à Manchester, c’est pareil. À l’intérieur du resto, je dégoutais. Pis s’ils ont de l’air climatisé, ils tiennent quand même la porte ouverte. Je pense qu’y’a quetchose de pas compris ici. Je n’avais pas le choix d’être à l’intérieur, on annonçait de la pluie. Pluie qui est effectivement arrivée, au moment où j’étais dans un pub, à taponner mes photos sur mon ordi. Chus un peu à boutte du peu d’espace de stockage de mon ordinateur. Je l’ai changé l’an passé, mais comme maintenant, ils mettent l’accent sur la vitesse d’exécution des programmes, ben, ça enlève de l’espace pour le disque dur. Je vous dis pas tout ce que j’ai enlevé de mon ordi pour pouvoir y mettre mes photos! C’est que cinq mois de voyage, surtout pour une fille qui «fait de la photo», c’est beaucoup de photos…


Dans mon pub, observation culturelle, il y avait une tite vieille qui était là avec son chien, bien étendu sur le tapis, pis elle, elle taponnait sur son téléphone en buvant sa pinte de bière. Une vraie tite vieille anglaise… J’adore.


Ce soir, à la tivi, y’a un pestaque de Elton John, dans un parc quelconque, quelque part en Grande-Bretagne. Y’a du monde, c’est épeurant. Je me dis, en écoutant distraitement le show, que j’aurais ben aimé ça le voir au centre Bell… mais après la pandémie, il a retiré Montréal de sa tournée. Snif.

Pis autre à boutte… Mon congé est maintenant terminé. Comme tous mes autres collègues du cégep, je suis maintenant en vacances. Et, bazwell, il ne me reste qu’une semaine à ce long périple commencé en Islande, au début de février. Je peux pas croire que je rentre lundi prochain. J’aime ma job (vous le savez), mais j’en prendrais encore tellement de tous ces mois, toutes ces semaines et tous ces jours à l’étranger. Mais il me faut rentrer, ne serait-ce que parce que ma marge de crédit se meurt.

Bon, les nerres. Il reste encore une semaine.

mercredi 21 juin 2023

Petit mercredi touristique

C’était prévu: ce mercredi fut touristique.

Ça a commencé par une deuxième visite dans une clinique médicale. Je n’en reviens pas de l’efficacité du privé… Hier, en fin d’après-midi, j’ai pris un rendez-vous pour qu’un médecin regarde mon pied qui désenfle, quand même. J’avais le choix d’un paquet de plages-horaires, dès 19h (le soir même) et toute la journée aujourd’hui. J’ai choisi 9h30.

Pour 69 £ (120 piasses), j’ai été rassurée: tout va bien, tout suit son cours, je vieillis et je peux prendre l’avion sans problème dans 12 jours pour rentrer au bercail (mouiiiiiiiin... pas juste 12 jours.... pas déjà...😥). J’ai été charmée par l’efficacité du Dr Aziz et par ses paroles rassurantes à qui j’avais expliqué ma précédente visite chez le doc, à Édimbourg. La face en point d’interrogation de sa part: «Where?» «Edimburg», que j’essaie de lui dire, la bouche molle. Sa face éclairée: «Ah! Dan’bra?» Ouan, c’est ça. DanBra. C’est comme ça que ça se dit, Édimbourg!
J’ai quand même été étonnée (bien que je comprenne pourquoi) qu’il me demande si je voulais qu’il y ait un chaperon pendant qu’il allait me taponner le pied et le mollet. Non, pas nécessaire. Bon, c’est sûr que s’il avait demandé à ce que je baisse mes culottes pour un pied enflé, j’aurais demandé le chaperon… 😐 Mais le mollet? Alors, je vais terminer les antibiotiques commencés la semaine dernière (je finis ça vendredi) et, à moins que ça change dramatiquement, tout est normal.
Pis, pendant qu’il finissait de remplir les documents, on jasait de littérature, de philo, de ses études de médecine à Londres, de la nécessité pour les médecins de lire (de la littérature). Chouette rencontre, quand bien même je m’en serais passée. En fait, je me serais passée de l’inquiétude qui vient avec quelque chose d’anormal. Mais je vieillis…

J’ai ensuite erré en ville jusqu'à midi, notamment dans le quartier chinois et dans le quartier Northern, un ancien quartier ouvrier et industriel en train de s’embourgeoiser. J’ai même croisé la Canada House… mais je ne suis pas allée voir ce qu’elle offrait. Je me suis rendue sur la Princess Street, pas ben loin de l’hôtel de ville qui est en total refurbichement, pour prendre l’autobus de visite touristique. 













Avouez que c'est du refurbichement de première, ça!

Un des (très nombreux) bâtiments en construction!

Le John Dalton en question... était daltonien. Le terme vient de son nom, puisqu'il a été celui qui a trouvé (et nommé!) ce problème de la vue.

Une statue de Gandhi, à côté de la Cathédrale

Je trouve, des fois, que l’office du tourisme (ou les compagnies privées qui organisent ces tours) ne pensent pas à la logique élémentaire de ce que c’est, un tour d’autobus touristique. Celui-là (comme un ou deux autres que j’ai fait ces derniers mois) n’avait pas de commentaires dans toutes les langues – il fallait écouter seulement en anglais. Et en plus (le pire, je pense), c’est qu’on n’avait pas d’écouteurs: c’était dans des haut-parleurs dans le bus. Ben, gens du tourisme, les haut-parleurs, c’est de la marde quand on est dans le trafic, ce qui est le cas dans un autobus touristique! Le bruit ambiant, les voitures, les camions couvrent les commentaires. Faque déjà que j’ai toutes les misères du monde à être concentrée quand on ne fait que me parler (un petit TDA ici… 😉), et me parler en anglais par-dessus le marché, comment voulez-vous que je suive quand en plus on n’entend rien?

Reste que le bus a fait un circuit de trucs que je connaissais déjà: MediaUK, Le musée de la Guerre, le centre-ville, la Cathédrale… C’est pour ça que j’aurais vraiment aimé entendre les commentaires pendant l’heure et quart que ça a duré. C’est entre les différents arrêts que j’ai vu des affaires que je ne connaissais pas. J’étais en avant, en haut. Faque mes photos ont parfois des reflets de vitre. Pis comme on a eu une méchante rince d’une dizaine de minutes, il y a aussi des traces de pluie dans la vitre… et dans mes photos.










Des appartements de pauvres, le long du canal...



Un ancien entrepôt qui est en train d'être converti... en condos (de pauvres).

Le stade de football où joue le célèbre club Manchester United.


Une église désacralisée... remplie de condos (de pauvres, toujours).





Le musée de la Guerre
C’est clair que Manchester se développe! Dans les propos que j’ai réussi à entendre, il me semble avoir entendu que la ville se développe plus vite que Londres, notamment parce que ça coute moins cher de s’installer à Manchester plutôt qu’à Londres. C’est le cas de la BBC qui est venue s’installer ici (dans MediaUK). En tout cas, en voulez-vous des grues, en v’là! Y’en a partout.

Après ça, je me suis rendue à la bibliothèque John Rylands de l’université de Manchester, laquelle bibliothèque est spécialisée dans les livres rares (et vieux!). Je pense que je referais mes études (ou je changerais de job) juste pour me tenir dans cette bibliothèque-là. J’y ai d’ailleurs passé le reste de l’après-midi, à lire à une table, entourée de tous ces vieux livres. Et, truc absolument fascinant, mon téléphone s’est automatiquement branché sur le réseau internet de l’université par le biais d’Eduroam. Je n’en reviens toujours pas que les établissements d’enseignement supérieur ont été capables de s’entendre, du moins en Amérique et en Europe, pour avoir un réseau commun. Que je sois à l’UQAM (mon réseau original), à Val d’Or, à Bordeaux, à Manchester… je suis connectée sur Eduroam, quand je visite – ou fréquente – une université. Quand j’avais visité l’Abitibi, à l’été 2020, j’allais me stationner près des bâtiments dans les stationnements des différents établissements du réseau de l’université du Québec pis je leur piquais de l’Internet. Pis pendant ce temps-là, je n’arrive pas à garder mon numéro de téléphone canadien ici parce que je vais me ruiner avec les frais d’itinérance. Bon, je pense que j’ai déjà chialé là-dessus… C’est juste que j’en reviens pas toujours. Comme un certain nombre d’autres affaires, mettons.







Même le plancher est beau!

Je suis passée par Sainsbury’s sur le chemin de la maison. J’espérais ne pas rentrer trop tard, d’une part parce que je me suis levée tôt ce matin (ben, 8h, pour moi, c’est de bonne heure – pas de bonheur!) et que je vais encore me lever tôt demain matin. Vous saurez demain pourquoi…