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samedi 15 avril 2023

Quatre mais pas cinq

D’abord, quelques photos du «bas» de Manarola que j’ai visité ce matin. Rappelez-vous, hier soir, j’avais décidé de rester en haut. Alors, voici le bas. Ça arrache la gueule, encore.



Le petit sentier d'où on peut voir le village

Un quatrième village ajouté: Riomaggiore. C’est le dernier village (ou le premier, c’est selon), géographiquement parlant. Encore une fois, des maisons de toutes les couleurs collées les unes sur les autres et tout plein de randonnées à faire. Évidemment, les randonnées, point pantoute. Mais errer dans les rues, regarder tous les souvenirs de citrons ou de poissons qu’on peut acheter… et succomber, une fois de plus, à un cornet de calamars frits (mais pas trop), oui, ça, ça me parle.




Le soleil y est pour beaucoup dans la beauté des couleurs
 
Le tunnel piétonnier pour aller à la gare

J’ai étiré mon plaisir en allant à PortoVenere. J’ai pris le train jusqu’à La Spezia (au bout du train des Cinque Terre qui va de Levanto à La Spezia) et de là, l’autobus jusqu’à PortoVenere. C’était une pas pire ride d’autobus, dans les routes en lacet.

Encore une fois, un joli village de toutes les couleurs. J’ai un peu plus senti, à PortoVenere, le «bord de la mer». Il y avait moins de citrons dans les magasins de cossins, mais plus de cossins de mer. J’ai vu un horrible centre de table en coquillages. Misère du bon dieu que c’était laitte. J’ai aussi vu des rideaux en penne, mais ça, c’était drôle.








Il en reste un cinquième… mais je ne le verrai pas. Dame Nature a décidé de la fin de ma journée. J’étais à PortoVenere et je voulais prendre le bateau pour revenir à Monterosso. J’aurais vu les villages par la mer, je me disais que c’était pour être beau. Ben non. Il ventait trop pour que les bateaux prennent la mer. J’ai donc repris l’autobus jusqu’à La Spezia, puis de là, le train jusqu’à Levanto où mon char m’attendait. Je me disais que, dans ces conditions, je pourrais arrêter à Corniglia, le 5e village, le seul manquant (entre Manarola et Vernazza). Sauf qu’en arrivant là, il pleuvait à boire debout et, comme le village est en haut d’une corniche, il faut prendre la navette pour y monter, soit monter les 400 marches. Faque nenni. Je suis restée dans le train, j’ai récupéré mon char à Levanto et je me suis mise en route pour Florence. Il a fallu reprendre la petite route en lacet dans la montagne, avant l’autoroute. En sortant de Levanto, je suivais un autobus, pis, dans une courbe, ben... ça ne passait plus! L'autobus devait croiser un VR et ce n'était pas possible. L'autobus a dû reculer, donc moi qui étais derrière aussi... pis une bonne douzaine de chars derrière moi! Le bus a pu se tasser dans la voie de droite, avant la courbe, le VR est passé, les chars qui le suivaient aussi, puis on a pu reprendre la route. J’ai souri tout le long de l’aventure.

Je suis de retour à Florence. J’ai les yeux remplis de beaux villages et de belle mer, et la bedaine pleine de poisson et de calamars frits! Comme je suis de retour à Florence, je suis aussi de retour dans la pizza… et j’ai eu un cadeau: Nicola et Giuseppina, mes hôtes, sont venus me porter des oranges et des citrons de Calabrese. C’est concept, je trouve.

vendredi 14 avril 2023

Deux et trois

Deuxième et troisième villages. Vernazza et Manarola. Je n’en peux plus de tant d’exotisme. Je me trouve tellement exotique… En fait, pas tant moi que les villages du parc des Cinque Terre. C’est quoi, ces villages-là qu’on dirait sortis de nulle part?
En ce milieu d’avril, ce n’est pas trop trop touristique. Ça a l’air que pendant la fin de semaine de Pâques, c’était insupportable de monde, mais là, le 14 avril, ça s’endure. Mais je peux très bien imaginer l’été. Ça ne doit sûrement pas s’endurer.

Vernazza, donc.


Oh boy.

Même si j’avais vu Vernazza hier (j’ai soupé et couché là), j’ai pris le temps de visiter aujourd’hui, compte tenu que j’y suis un peu séquestrée. Je ne suis pas trop pressée, disons.
Faque à 11h, je descends les 85 marches entre ma chambre d’hôte (une chouette place) et la piazza Marconi. Je m’enligne sur le bord de la mer. Et tiens, que vois-je? Un troupeau de religieuses en capine. Eh bazwell que ça faisait longtemps que j’avais vu ça!


Le bord de la mer donne une vue intéressante sur le village et sa petite église, juste au bord de l’eau. Du port, on voit aussi l’église Sainte-Marguerite d’Antioche, tout plein de restos, l’édifice qui abrite ma chambre d’hôte et, tout en haut de la montagne… le cimetière.

Ma chambre d'hôte est tout en haut du bâtiment rouge qui fait le coin.

Voyez, complètement en haut sur la montagne, le cimetière. En fait, ce sont des cases pour des urnes. Je trouve que les morts ont une sacrée belle vue!

Les gens me font rire: quand il y a une grosse vague, on entend des «Ooooohhh!»

Hier soir...

En ville, il faut se «perdre» dans les petites rues, bien que ce soit très difficile de se perdre étant donné qu’il n’y a qu’une seule rue importante. Les autres, ça va vers les habitations, là où le bon peuple habite. Pas évident pantoute de prendre des photos: les rues sont tellement étroites qu’on manque de lumière et si on expose un peu plus, les bâtiments ne sont plus beaux. En tout cas, moi, j’ai tout dans mes yeux.

En sortant du train

Un cornet de calamars frits pour collation (hier). Un pur délice!

Le petit bouiboui où j'ai pris mes calamars (les affiches noires)

Stairway to heaven?

C'est parce qu'il y en a partout, des stairway to heaven...



J'aimais cette vieille maison avec les vêtements qui sèchent au soleil

Puis, en prenant une petite rue (ou, plutôt des escaliers), ça mène à une petite marche en montagne pour voir le village. C’était le plus loin que je pouvais aller. Après, juste à voir le chemin et le pas-trop-de-clôture au bord de la falaise, c’était assez pour moi. De toute façon, je n’avais pas acheté ma passe pour avoir le droit de me promener sur les sentiers. Mais avouez que la tite marche en valait la peine… J’ai pris des photos comme une débile, juste au cas où l’autre d’avant ne serait pas bonne. Mais elles sont toutes bonnes. Une vraie folle, je vous dis.


De retour au village, j’ai diné à la taverne du pêcheur (merci, Patricia: j’ai relu ton blogue!). Fruits de mer et poissons frits. Frits? En tout cas, pas pantoute la friture américaine. De la tite friture de rien. Si bien qu’on goute le poisson, les calamars, les langoustines et autres nageants inconnus. Mautadine que c’était bon. Et je ne me remets pas du vin blanc local...

Malgré la grève, certains trains roulaient quand même, mais avec beaucoup de retard. La grève devait se terminer à 17h, mais je pense que le trafic ferroviaire a souffert toute la veillée à se remettre en ordre. Faque je me suis pointée à la gare à 16h, et j’ai attendu jusqu’à 16h45 un train qui aurait dû passer à 16h12. Bof. Je suis en vacances. Je suis donc arrivée à Manarola, là où je couche ce soir, vers 17h. Les indications de l’hôtel Ca’ D’andrea (une chouette place) disent de tourner à droite à la sortie du tunnel, en venant de la gare. Ce que les indications ne disent pas, c’est que la rue principale monte à pic…

Manarola, donc.

Oh boy.

Évidemment, rue principale en pente. Avec des chouettes commerces autour. Maisons en couleurs. Mon hôtel est aux «trois-quarts» du village. J’ai plutôt opté pour voir le «haut» du village en fin de journée, parce que le «bas», je vais le revoir demain en allant prendre le train! Pis c’est souvent d’en haut qu’on a une belle vue!



Je suis allée souper dans un très bon resto, en «haut»: un tartare de thon en entrée, un filet de poisson et des légumes grillés, avec une demi-bouteille de vin des Cinque Terre. Tssss. C’était pas gratisse. Mais ça en valait tellement la peine! J’ai soupé à côté d’un citronnier. Encore une fois, je suis étonnée de la grosseur des citrons (mais qu’est-ce que je connais aux citrons, moi?) Je comprends qu’il s’en fait une culture importante dans le coin parce que tous les magasins de cossins de touristes (et de moins touristes) vendent des cossins avec des citrons dessus et que le 5 mai, c’est la Fête du Citron à Monterosso. Comme tout est affreusement en pente, il y a des escaliers partout. Si bien que j’ai mangé sur une minuscule terrasse, entre deux étages. Ça, c’est parce que j’avais pas réservé et que je suis arrivée à 18h. Plus tard, je n’aurais pas eu de place. Mais les ceuzes qui avaient réservé avaient une place avec vue sur la mer.







Les hasards des voyages sont souvent drôles. Patricia, tu te rappelles quand on s’est croisés pour la première fois en Louisiane, puis quelques jours plus tard, à Memphis? Ben ici, j’ai croisé le même couple trois fois, dans deux villages différents aujourd’hui. Si bien que la troisième fois, alors que je sortais du resto et qu’on avait une vue sur Manarola, on a décidé de piquer une jase. C’était vraiment juste trop drôle qu’on se reconnaisse…  Parce qu’on croise plein de monde qu’on ne reconnait pas. Jacky et son mari viennent du Dakota du Nord et ont un appartement à Barga, en Italie, où ils viennent deux fois par année (deux mois à l’automne et deux mois au printemps). Vous auriez dû voir sa face quand je lui ai dit que non seulement je connaissais le Dakota du Nord, mais qu’en plus, j’étais déjà allée à Rugby, au Dakota du Nord, parce que c’est le centre géographique de l’Amérique du Nord. Pendant mon roadtrip, en 2011, j’avais trouvé ça concept.

En soirée, le village est vidé de ses touristes. Et c'est juste beau.





Je suis ressortie de l'hôtel à 22h. J'étais certaine que ça allait être beau...

Bon, ben, dodo à Manarola. Demain? Fin de l’exploration des Cinque Terre.