Deuxième et troisième villages. Vernazza et Manarola. Je n’en
peux plus de tant d’exotisme. Je me trouve tellement exotique… En fait, pas
tant moi que les villages du parc des Cinque Terre. C’est quoi, ces villages-là
qu’on dirait sortis de nulle part?
En ce milieu d’avril, ce n’est pas trop trop touristique. Ça
a l’air que pendant la fin de semaine de Pâques, c’était insupportable de monde,
mais là, le 14 avril, ça s’endure. Mais je peux très bien imaginer l’été. Ça ne
doit sûrement pas s’endurer.
Vernazza, donc.
Oh boy.
Même si j’avais vu Vernazza hier (j’ai soupé et couché là),
j’ai pris le temps de visiter aujourd’hui, compte tenu que j’y suis un peu
séquestrée. Je ne suis pas trop pressée, disons.
Faque à 11h, je descends les 85 marches entre ma chambre d’hôte
(une chouette place) et la piazza Marconi. Je m’enligne sur le bord de la mer.
Et tiens, que vois-je? Un troupeau de religieuses en capine. Eh bazwell que ça
faisait longtemps que j’avais vu ça!
Le bord de la mer donne une vue intéressante sur le village
et sa petite église, juste au bord de l’eau. Du port, on voit aussi l’église Sainte-Marguerite d’Antioche,
tout plein de restos, l’édifice qui abrite ma chambre d’hôte et, tout en haut
de la montagne… le cimetière.
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Ma chambre d'hôte est tout en haut du bâtiment rouge qui fait le coin.
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Voyez, complètement en haut sur la montagne, le cimetière. En fait, ce sont des cases pour des urnes. Je trouve que les morts ont une sacrée belle vue!
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Les gens me font rire: quand il y a une grosse vague, on entend des «Ooooohhh!»
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Hier soir...
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En ville, il faut se «perdre» dans
les petites rues, bien que ce soit très difficile de se perdre étant donné qu’il
n’y a qu’une seule rue importante. Les autres, ça va vers les habitations, là
où le bon peuple habite. Pas évident pantoute de prendre des photos: les rues
sont tellement étroites qu’on manque de lumière et si on expose un peu plus,
les bâtiments ne sont plus beaux. En tout cas, moi, j’ai tout dans mes yeux.
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En sortant du train
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Un cornet de calamars frits pour collation (hier). Un pur délice!
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Le petit bouiboui où j'ai pris mes calamars (les affiches noires)
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Stairway to heaven?
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C'est parce qu'il y en a partout, des stairway to heaven...
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J'aimais cette vieille maison avec les vêtements qui sèchent au soleil
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Puis, en prenant une petite rue (ou, plutôt des escaliers),
ça mène à une petite marche en montagne pour voir le village. C’était le plus
loin que je pouvais aller. Après, juste à voir le chemin et le pas-trop-de-clôture
au bord de la falaise, c’était assez pour moi. De toute façon, je n’avais pas
acheté ma passe pour avoir le droit de me promener sur les sentiers. Mais avouez
que la tite marche en valait la peine… J’ai pris des photos comme une débile,
juste au cas où l’autre d’avant ne serait pas bonne. Mais elles sont toutes
bonnes. Une vraie folle, je vous dis.
De retour au village, j’ai diné à la taverne du pêcheur
(merci, Patricia: j’ai relu ton blogue!). Fruits de mer et poissons frits.
Frits? En tout cas, pas pantoute la friture américaine. De la tite friture de
rien. Si bien qu’on goute le poisson, les calamars, les langoustines et autres
nageants inconnus. Mautadine que c’était bon. Et je ne me remets pas du vin blanc local...
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Malgré la grève, certains trains roulaient quand même, mais
avec beaucoup de retard. La grève devait se terminer à 17h, mais je pense que
le trafic ferroviaire a souffert toute la veillée à se remettre en ordre. Faque
je me suis pointée à la gare à 16h, et j’ai attendu jusqu’à 16h45 un train qui
aurait dû passer à 16h12. Bof. Je suis en vacances. Je suis donc arrivée à
Manarola, là où je couche ce soir, vers 17h. Les indications de l’hôtel Ca’ D’andrea
(une chouette place) disent de tourner à droite à la sortie du tunnel, en
venant de la gare. Ce que les indications ne disent pas, c’est que la rue
principale monte à pic…
Manarola, donc.
Oh boy.
Évidemment, rue principale en pente. Avec des chouettes
commerces autour. Maisons en couleurs. Mon hôtel est aux «trois-quarts» du
village. J’ai plutôt opté pour voir le «haut» du village en fin de journée,
parce que le «bas», je vais le revoir demain en allant prendre le train! Pis c’est
souvent d’en haut qu’on a une belle vue!
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Je suis allée souper dans un très bon resto, en «haut»: un
tartare de thon en entrée, un filet de poisson et des légumes grillés, avec une
demi-bouteille de vin des Cinque Terre. Tssss. C’était pas gratisse. Mais ça en
valait tellement la peine! J’ai soupé à côté d’un citronnier. Encore une fois, je
suis étonnée de la grosseur des citrons (mais qu’est-ce que je connais aux citrons,
moi?) Je comprends qu’il s’en fait une culture importante dans le coin parce
que tous les magasins de cossins de touristes (et de moins touristes) vendent
des cossins avec des citrons dessus et que le 5 mai, c’est la Fête du Citron à
Monterosso. Comme tout est affreusement en pente, il y a des escaliers partout.
Si bien que j’ai mangé sur une minuscule terrasse, entre deux étages. Ça, c’est
parce que j’avais pas réservé et que je suis arrivée à 18h. Plus tard, je n’aurais
pas eu de place. Mais les ceuzes qui avaient réservé avaient une place avec vue
sur la mer.
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Les hasards des voyages sont souvent drôles. Patricia, tu te
rappelles quand on s’est croisés pour la première fois en Louisiane, puis
quelques jours plus tard, à Memphis? Ben ici, j’ai croisé le même couple trois
fois, dans deux villages différents aujourd’hui. Si bien que la troisième fois,
alors que je sortais du resto et qu’on avait une vue sur Manarola, on a décidé
de piquer une jase. C’était vraiment juste trop drôle qu’on se reconnaisse… Parce qu’on croise plein de monde qu’on ne
reconnait pas. Jacky et son mari viennent du Dakota du Nord et ont un appartement
à Barga, en Italie, où ils viennent deux fois par année (deux mois à l’automne
et deux mois au printemps). Vous auriez dû voir sa face quand je lui ai dit que
non seulement je connaissais le Dakota du Nord, mais qu’en plus, j’étais déjà
allée à Rugby, au Dakota du Nord, parce que c’est le centre géographique de l’Amérique
du Nord. Pendant mon roadtrip, en 2011, j’avais trouvé ça concept.
En soirée, le village est vidé de ses touristes. Et c'est juste beau.
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Je suis ressortie de l'hôtel à 22h. J'étais certaine que ça allait être beau...
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Bon, ben, dodo à Manarola. Demain? Fin de l’exploration des
Cinque Terre.