lundi 3 juillet 2023

C'est finiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Un petit rappel, comme ça, juste pour rien:

Février:

  • Une semaine en Islande (Borgarnes et Reykjavik)
  • Une semaine à Helsinki (Finlande)
  • Une semaine à Tallinn (Estonie)
  • Une semaine à Riga (Lettonie)

Mars:

  • Quelques jours à Lille, chez Anne et André (France)
  • Un bébé saut à Bâle, chez Jacques et Peter (Suisse)
  • Un premier saut à Bordeaux (France) pour aller boire du vin avec Christian et Raymond
  • Trois semaines à Milan (et des escapades à Venise, Bergame, Vérone, Turin, Côme, le Barolo)

En avril:

  • Trois semaines à Florence (et des escapades à Bologne, Parme, Modène, l’Émilie-Romagne, Saint-Marin, les Cinque Terre, Pise et Gênes)
  • Une semaine dans le sud de la France: Marseille où j’ai soupé avec Louise, Maubec où j’ai passé du temps avec Gabrielle, Thibaud, Louise-Anne et Robert), Carcassonne et Bordeaux où j’ai habité chez Thierry et Hannah et où j’ai vu Pierre, Xavier, Caroline et Damien. 💕

En mai et juin:

  • Une semaine à Londres pour le couronnement de Charles
  • Trois semaines à Glasgow, en Écosse
  • Deux semaines pour faire le tour de l’Écosse
  • Une semaine à Édimbourg
  • Dix jours à Manchester (avec une escapade à Liverpool)
  • Quelques jours à Londres

Eh bazwell… Ma marge de crédit peut ben crier au meurtre! Elle en a pour quelques années à s’en remettre! 😱

Ce matin, j’ai jasé avec Caroline, la blonde de Natalie. Comme elle vient de Glasgow, on a jasé Écosse et elle a quand même été étonnée que je sois allée à Lockerbie. Ses grands-parents viennent de là et elle est venue les yeux pleins d’eau en m’expliquant le traumatisme vécu par les gens là-bas quand ils ont reçu l’avion sur la tête. Les Écossais ayant l’habitude de se regrouper et de se tourner les uns vers les autres, ça pourrait peut-être expliquer pourquoi il y a peu de monuments commémoratifs sur la tragédie. Ils savent – évidemment – que c’est arrivé mais ils ne veulent pas nécessairement en faire un plat. Ça a de l’allure.

J’ai mangé mon yogourt à la rhubarbe (pourquoi on n’a pas ça chez nous?) et Natalie m’a accompagné à la station de métro. Je n’ai pas trop compris son insistance à me donner un coup de main, mais je l’ai apprécié.

Métro. 1h20 de métro. Faut dire que j’ai traversé la ville de l’est à l’ouest. 🚋 Y'a le métro qui va à l'aéroport.

À Heathrow, j’ai pas niaisé: je suis tout de suite allée porter mes valises et passer la sécurité. Autant attendre du bon bord. Déposer les valises a été un jeu d’enfant: moi qui craignais qu’elles dépassent les 23 kg autorisés, j’ai quand même été surprise de constater que la plus pésante faisait 21,7 et la plus légerte à peine 17! Je voyage léger, mes amis! Passer la sécurité a amené plus d’action, toutefois. J’ai été choisie pour passer au comptoir où on n’a pas besoin de sortir l’ordi du sac ni d’enlever ses suyers… sauf que le rayon X a vu quelque chose dans ma botte gauche. Parce que oui, pour gagner de l’espace dans ma valise mauve, j’ai décidé de porter mes bottes de marche dans l’avion (de toute façon, j’ai jeté mes souliers hier soir, après ma journée à Londres – ils m’ont rendu de fiers services ces derniers mois mais ils étaient au bout de leur vie utile…). Faque j’ai dû enlever mes deux bottes, me mettre les pieds sur une machine qui cherchait je sais pas trop quoi pendant que mes bottes se faisaient examiner par une autre machine. Rien dans mes pieds, mes bas et mes bottes. Bon, c’est au tour de mon sac à dos d’être sur la voie d’inspection supplémentaire! Il m’a fallu le vider, moi qui l’avais justement paqueté serré. Ce que voulait voir l’agente, c’est le livre tout au fond! J’ai dû sortir l’ordi, la caméra, la jaquette, les suyers… et tout remballer une fois tous les tests complétés. Je suis clean, j’ai le droit de voyager!😇

Avec tout ça, j’ai toujours ben 2h devant moi. Je suis allée dans un duty free pour constater que je n’avais pas envie d’acheter de l’alcool (je dépasse déjà) ni du parfum. Comme il me restait des pounds en papier, je me suis dit que je pourrais les passer en achetant du chocolat Cadbury (une chocolaterie anglaise, je vous le rappelle) Bonne stratégie… qui s’est révélée inefficace. Parce qu’il faut absolument payer avec une carte. 🙄

Je suis allée déjeuner avec un english breakfast. Faut être fait fort pour manger ça… comme c’est mon dernier repas anglais, autant faire anglais.

Puis la porte du vol AC865 a été annoncée: B-42. C’est de l’autre côté de l’aéroport, ça! Faut faire un détour par le Bangladesh! C’est au moins 15 minutes de marche!


On finit tous par s’entasser dans le beau Boeing 787. C’est ben ben plein, cet avion-là. Je suis au fond, au 43C. Sur 45 rangées, c’est pas mal au fond!

Devant moi vient s’installer Delphine, une ancienne étudiante! Tu parles d’un adon (Camil! Sors de ce corps!) Elle est avocate fiscaliste spécialisée dans les grandes fortunes (eh qu’elle ne s’occupera pas de mon dossier!). Elle travaille à Londres, avec son chum, pour deux ans et elle rentre à Montréal pour deux semaines de vacances. Ils habitent dans Greenwich, là où j’étais hier, et elle travaille à Canary Wharf, juste de l’autre côté de la Tamise. J’étais contente de la revoir.

Les cheveux blonds sont à Delphine!

Vous dire la turbulence qu’on a eu en décollant de Londres, c’était vraiment pas rassurant. Mais à part garder sa ceinture attachée, y’a pas grand-chose qu’on peut faire. Un avion ne s’écrase pas de turbulence. C’est juste très désagréable.

À côté de moi, un Anglais qui vient passer trois semaines au Canada: Montréal, Québec et le stampede de Calgary! À côté de l’Anglais, un Québécois de la région de Huntingdon qui rentre après un séjour à Londres pour la job. L’Anglais a été informé d’à peu près tout de la vie: les tiques et la maladie de Lyme, son chien, le métro, les pubs, le salaire, les impôts, les trains (ou plutôt, les non-trains), les cartes E-SIM (j’aurais aimé le rencontrer avant, quand même!), le Saint-Laurent, la bière… Une chance que j’avais mes écouteurs coupeurs de son! Ça les empêchait de me faire du social. Ces écouteurs-là, c’est extraordinaire pour le son de fond (comme les moteurs d’avion) mais ça ne coupe pas les conversations! Mais ça donne l’air!...

On est parti de Londres avec une heure de retard! Faut croire que le vent de face n’était pas trop fort, parce qu’on faisait toujours ben du 830 km/h à 39 000 pieds dans les airs.

On est passé au-dessus de Manchester!


Alors qu’il restait 1h30 au vol et qu’on était au-dessus de Terre-Neuve, j’ai entrepris de remettre ma carte SIM de Rogers dans mon téléphone. J’ai pourtant bien regardé dans quel sens était celle de Vodafone que j’ai enlevé… Ben calvinisse, pas moyen de remettre ma Rogers. C’est quoi, simmonac, que je ne suis pas capable de faire avec mes doigts et une carte SIM??? Aux Zétats, l’année passée, c’est une fille chez Virgin mobile, avec ses ongles interminables, qui avait foutu ma carte SIM américaine dans mon téléphone en deux temps trois mouvements. Ce printemps, ça a toujours été les gens des différents magasins qui l’ont fait pour moi. Y’a rien à faire, chus pas capable!!! Faque là, avant de perdre patience (parce que de la patience pour des tites affaires de même super gnaiseuses, j’en ai crissement pas!) et de me mettre à brailler de rage et de toute crisser dans le fond de ma sacoche d’un geste péremptoire (parce que ça pourrait arriver, j’ai déjà pété plusieurs lecteurs VHS parce que la cassette refusait de sortir et que j’allais la chercher avec des pinces, un tournevis et un marteau – méthode pas tellement efficace), j’ai demandé à mon deuxième voisin, celui qui a parlé des e-SIM au début du vol, s’il pouvait me sauver. Ben en deux temps trois mouvements, la carte SIM de Rogers était dans mon téléphone! Évidemment, pas capable de remettre la Vodafone dans mon vieux téléphone… faque je lui ai aussi tendu mon vieux. Il a fait ça encore une fois en un temps un mouvement! Va falloir que je me fasse un exorcisme!

Évidemment, dès qu'on a pu détacher nos ceintures, les gens se sont levés comme s'ils avaient le feu au cul. Ça ne sert à rien, on est dans le fond!

J’avais la chienne… non, pas vraiment. Je rapporte trop d’alcool et je vais le déclarer. Au pire, je vais payer. Au mieux, le douanier va être fin. Faque j’ai fait ma déclaration de douane en indiquant que je dépasse la quantité d’alcool permise (c’est juste 1,5 litre, je vous le rappelle). La tite douanière (elle a l’air d’avoir 14 ans) me demande pourquoi je dépasse. Je le lui explique. Elle me dit d’aller voir son collègue à côté. Ce que je fais. Il me pose la même question, je lui donne la même réponse. On dirait que je le gosse, ça me donne l’impression que je pourrais m’en sortir.


Après 30 minutes d’attente (je pense qu’ils manquent de personnel, à Dorval), j’ai récupéré mes valises et je me suis mise en ligne pour remettre mon papier de douane. La jeune fille, tout au bout, me dit que je dois plutôt aller dans la pièce de contrôle supplémentaire. Je me mets en ligne dans la file des contrôles supplémentaires. Comme je sais pourquoi je suis là, je sors mes factures. Je n’ai plus celles des bouteilles de vin (j’ai acheté ça à l’épicerie, c’est sûr que j’ai jeté ça), mais j’avais pensé à garder celles des gins. Faque quand c’est à mon tour, je lui dis que je suis ici pour 2 bouteilles de vin (mon 1,5 litre) et 5 bouteilles de 500 ml de gin en lui tendant les factures. Elle prend mon papier de douane et me fait un grand sourire: «Je vous en fais cadeau pour aujourd’hui! Déjà que vous avez attendu avec la file. Merci de l’avoir déclaré! Bonne fin de journée!» Je pogne mes factures avec un grand sourire moissi, je sors de la zone de contrôle et, de l’autre côté, je retrouve Michaël et sa mère venus me chercher! Le bonheur!

Maintenant, je suis rentrée. Je ne sais pas de quoi seront fait les prochains jours, ni comment je vais me réhabituer à une certaine routine au retour (éventuel) au travail. Comme les vacances sont loin d’être terminées, Azarius m’attend pour explorer les routes québécoises, ontariennes ou peut-être américaines (bien que je sois tannée du taux de change désavantageux face au dollar canadien). Mais ça se pourrait que j’aie envie d’un clam chowder ou bedon d’un lobster roll!

Merci à vous tous qui avez lu mes aventures. Merci à tous ceux qui ont commenté, ici ou ailleurs. Merci de vos encouragements, vos observations, vos questions. Merci aux amis européens que j’ai revu avec plaisir. Ça faisait longtemps. 💕 Merci aux étrangers que j’ai rencontré et à qui j’ai parlé sans me faire bouffer ni égorger. J’ai eu confiance et je n’ai jamais été déçue. Merci à AirBnB et à tous ceux qui mettent des appartements ou des chambres à la disposition des voyageurs. Merci à Booking.com de me suggérer des hôtels. Merci aux compagnies aériennes qui m’ont charrié icittélà. Merci aux transports publics et à quelques taxis. Merci aux chars loués: l’agréable Renault Captur, la détestable MG à Bordeaux (une chance, c’était juste pour 2 jours), l’à-l’envers Citroën C3 écossaise et la Vauxhall tout aussi à l’envers qui m’a amené voir des avions.

Merci à ma marge de crédit qui, malgré sa souffrance, m’a accompagné. Merci, surtout, à ma convention collective qui permet ce genre de congé!

Vous voulez continuer à suivre mes aventures? Retournez sur le blogue principal: https://julieestailleurs.blogspot.com

Ça ne sera pas autant exotique, mais ça sera toujours moi.

 

2 commentaires:

  1. Toujours bien agréable de te lire. En espérant te revoir bientôt.

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  2. Bon retour dans l'humidité du Québec...Un peu plus et ton avion rencontrait celle de ma fille partie à Rome samedi....Si ça adonne et que tu viens dans le bout de Québec fais moi signe...Nicole G

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