Départ
J’ai quitté ma cabanocanada pas trop de bon matin, mais tout de suite après un tibout de tempête. Je voulais vraiment vivre la campagne en hiver. J’avais apporté mes crampons, mes pantalons d’hiver, ma lampe frontale… J’étais prête. Mais comme la température, c’est de la marde depuis mon arrivée, je me suis dit que je serais mieux en ville. Reykjavik, me v’la.
Neige et vent
Ça nous tombe dessus de même, alors qu’on voit venir des nuages gris au loin. Tout à coup, vlam! Vent à 80 km/h, neige en grêlon. De quoi ne pas mettre un chien dehors, même Nanouk. Pis après 5 minutes, vlam! Tout repart et il fait presque soleil. Quand je suis dans ma cabanocanada, ça va, même si le vent est un peu angoissant. Mais quand je suis sur la route, c’est tout sauf le fonne. On roule pas vite, c’est tout.
T’sais, quand c’est rendu que dans l’ascenseur de l’hôtel, y’a des mises en garde, c’est que la neige et le vent, icittre, c’est du sérieux.
Maudite Dacia Duster
Je suis débrouillarde, ça aide en voyage. Sur ma route vers la grande ville, la lumière des pneus s’est allumée dans le tableau de bord. Ça m’a énervé un peu, d’autant plus que le char shakait quand je dépassais 70 km/h (ce que je ne faisais pas souvent, vu l’état glacé et neigeux des routes). J’ai trouvé le concessionnaire Dacia en arrivant à Reykjavík. Le garçon est sorti en ticheurte pour aller voir. Moi qui avais mon manteau pis ma tuque, à côté de lui. Il m’a dit qu’il était content de prendre l’air…
Je me suis ramassée au garage N1 pas loin pour aller faire vérifier la pression des pneus. Un asiatique qui disait pas un mot d’anglais (et qui devait baragouiner l’islandais) a fait la job. Gratisse. À la fois le type pas gelé du concessionnaire que le garagiste du N1. Du bon monde, les Islandais. À moins qu’ils aient pitié d’une pauvre femme canadienne qui se promène toute seule en char en hiver!
Pis en plus, j’ai un phare de brulé. De la marde. Je vais toffer ça jusqu’à vendredi matin de même.
Pèlerinage
Il le fallait. Pèlerinage au IKEA de Reykjavik. C’est clairement le repas qui m’a couté le moins cher depuis que je suis arrivée: pas tout à fait 10 piasses pour 10 boulettes… alors que le souper d’hier, au spa, m’a couté 67 piasses. Mais c’était vraiment pas de la même qualité! Parce que les boulettes sont dézvantes. Elles ne goutent pas la même affaire qu’à Maréal. Pis même pas de tite sauce rouge Sylt Lingon. Pis les pétates même pas pilées. Horreur.
Je me suis promenée dans le IKEA après souper. Juste pour voir que c’est à peu près pareil, même si ça fait longtemps que j’ai pas fréquenté le IKEA de Boucherville. Ça m’a rassuré de revoir Billy, ce cher (pas tant) Billy.
Et parce que la planète est petite, en face du IKEA, un
Costco. Misère. Et trois coins plus loin, un PFK. Re-misère.
Je serai deux
La prochaine fois que je réserve une chambre d’hôtel, je dirai que je suis deux. J’ai vraiment passé l’âge de coucher dans un lit simple.
