vendredi 3 février 2023

Des petites affaires

Une première journée remplie de toutes sortes de petites et de grandes affaires.

Mon ami Mic m’a dompé sur le trottoir, à Dorval, avec ma valise. Oh boy. Je suis rendue là. Depuis le temps que je paye ce congé et que j’essaie d’organiser ce séjour européen… Ça y est: je pars.

Première patente un peu gossante: si j’ai pu enregistrer mon corps pour les deux voyages, je ne peux pas avoir un tiquette de bagage qui va charrier ma valise jusqu’à Reykjavík. Va falloir que je retrouve ma valise sur le carrousel à Londres, que je la dédouane (et que je me dédouane moi-même) et que je «revienne» dans la zone internationale avec ma valise pour recommencer le processus. Gnaisage.

Premier vol: le bonheur. Je suis seule pour les deux sièges de la rangée 43. J’ai regardé un peu le Québec partir sous mes pieds. 


Mais rien d’intéressant à regarder à la tivi. J’ai plutôt écouté un peu de musique, dans mes écouteurs qui coupent le son ambiant des moteurs de l’avion.

Arrivée à Heathrow, j’ai le temps. J’ai tellement le temps que, une fois corps et valise dédouanés, je dois encore niaiser 45 minutes avant d’aller porter ma valise à l’enregistrement. Le comptoir était pas ouvert.

Une fois ma valise partie dans les méandres de l’aéroport, je me mets en quête d’une carte SIM. Vous pensez que j’en ai trouvé une? C’est ça. Est-ce que je vais devoir attendre en Finlande? Ou pire, en France, dans 4 semaines?

Deuxième vol: le bonheur. Nous sommes deux pour trois sièges. Y’a personne entre Lislandais et moi. On s’est étendu un peu tous les deux. Encore rien d’intéressant à la tivi. Énéwé, chus comme un peu fétiquée pour regarder la tivi.

Y’a eu des vents de 50 nœuds en atterrissant à Keflavik. Vous dire que ça a brassé… Heureusement, ça n’a duré que les 3 minutes de l’approche finale. L’avion, sur le tarmac, continuait à shaker de partout. Et, en plus, on nous a fait débarquer sur le tarmac. Pas un ti-couloir qui vient nous chercher à l’avion, non. Un escalier qu’il a fallu descendre en se tenant fermement à la rampe parce qu’on allait tous prendre le bord.

Petit bogue en arrivant. J’ai encore 89 jours devant moi pour me grêyer d’un visa européen qui va me donner le droit de rester ici jusqu’au 3 juillet. Heureusement, je suis tombée sur un douanier compréhensif et une policière aidante. Y’a quand même du bon monde. Mais si vous avez des prières à faire, pensez à moi.

J’ai récupéré mon char de location, l’infâme Dacia Duster (le même char que j’avais en 2016). C’est toujours aussi vache.

J’ai pris la route 41 (que je ne reconnais pas vraiment), puis la 1 nord. J’en reconnais des bouts, notamment l’entrée du tunnel et l’arrivée à Borgarnes. J’ai trouvé le Netto sans problème et je suis allée acheter de quoi pour souper.


(vous êtes capable de savoir ce que je vais manger cette semaine?)

Il a fait clair jusqu’à 18h30, jusqu’à mon arrivée à Borgarnes. À ma sortie de l’épicerie, il faisait noir comme dans une baleine.

J’ai trouvé ma cabanocanada au bout d’un chemin (je pense que je ne suis pas passée à la bonne place – mais j’ai trouvé). J’ai eu la visite du chien du voisin à mon arrivée. Une belle bête. Mais je pense qu’il ne comprend pas le français. Il vente à écorner le peu de faune qu’il y a en Nislande. Les puffins ont besoin de s’accrocher à la falaise parce qu’ils vont crisser le camp en bas.

Vous dire qu’il fait noir autour de ma tite cabane, c’est épeurant. Avec le vent, c’est quasiment surréaliste. Comme y’a pas d’arbres, ça peut pas arracher. Mais c’est clair que le vent fait partie de Lislande. On avait vécu ça, Stéphanie et moi, il y a 7 ans. Pis t’sais, quand y’a une affiche dans la porte du char qui dit de bien la retenir quand on l'ouvre pour qu’elle n’arrache pas par grands vents, c’est que le vent, c’est juste normal ici.


C’est Niels qui avait dit, il y a 7 ans: «On ne se plaint jamais de la température en Islande parce que dans une heure, ça peut être pire.» Faque avec les nuages, c’est clair que c’est pas ce soir que j’allais voir des aurores boréales.

Bon, ça va faire. Mine de rien, je suis un peu en déficit de sommeil. Au pieu. Y'est 21h21.

2 commentaires:

  1. En cherchant pour ta carte SIM, Cherche aussi des bottines avec des semelles de plomb !! C'est conseillé pour les grands vents ;-) Content que tu es bien rendu à la 1ere étape !

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  2. J'aime bien quand tout ne tourne pas rond dans tes récits. Pas drôle pour toi mais très agréable à lire pour nous. On a de beaux fous rires.

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