mardi 21 février 2023

Toutrempe...

J’avais envie, ce matin, de retourner voir la colline de Toompea, de trouver l’accès aux murailles et d’explorer un peu. Faque je me suis habillée en conséquence. Malheur à moi.

J’ai acheté, avant de partir, un chandail pas-en-coton parce que les sportifs d’hiver disent que le coton, c’est bon à rien quand tu sues. Ben, je peux-tu vous dire que le chandail acheté chez Sail à grand prix pour pas geler, c’est de la marde? J’étais pas rendue en haut de la côte que j’étais toutrempe. Toutrempe comme dans j’ai-le-chandail-mouillé-sous-mon-manteau-que-c’est-sûr-que-je-vais-avoir-le-manteau-trempe-itou-dans-pas-long. Confo, le chandail. Mais pas pour faire de l’exercice avec un manteau d’hiver!

J’avais aussi mis mes culottes de neige. Pour la première fois. Je rentrais toujours à la maison, à la fin de la journée, avec les cuisses frettes. Pis comme il fait frette chez moi (c’est crissement mal chauffé), ben je n’arrive pas à me réchauffer. Et je n’ai pas le contrôle sur le thermostat: tout est programmé pour qu’il fasse plus chaud le matin et en soirée, pour le souper. Entre ça, il fait frette.  Il faudrait que je m’enveloppe dans des couvertures pour lire, assise sur le divan. Mais comme je travaille à la table, je finis vite par avoir les doigts gelés. Faut dire que j’habite une vieille maison, avec des murs en pierres. C’est ben beau, mais ça doit pas être ben ben isolé. Pis en plus, fait pas pantoute soleil pour réchauffer un tibrin. Point pantoute. Il fait autour de -4 le jour et on annonce -10 cette nuit.  Heureusement, quand je finis par me réchauffer sous mes deux épaisseurs de couette, je réussis à bien dormir (le lit est super confortable!)

Reste que mon chandail mouillé, je suais ma vie quand je marchais dehors. Puis, si j’entrais en dedans, j’avais chaud sanbonsan faque je me dézippais le manteau et quand je ressortais dehors, je gelais. Finalement, c’était ordinaire pour visiter.  Faque je fus toutrempe, oscillant entre le frette et le chaud, toute la journée.

Non, mais, ça va faire, le chialage.

Je me suis donc repromenée sur la colline de Toompea. J’ai trouvé les restants de muraille, mais pas possible d’y marcher: c’est ouvert yinque la fin de semaine.





J’ai pris l’autobus jusqu’au musée des seaplanes. En fait, c’est un ancien hangar qui a servi aux Soviétiques pour y ranger des bateaux, dans le temps. Aujourd’hui, l’Estonie a décidé d’en faire un musée dédié à la mer et à l’air (donc, des bateaux et des avions). Il y avait un sous-marin, des hydravions, des bouées. C’était un peu sombre, alors les photos ne rendent pas justice à l’endroit. Il y avait aussi un grand aquarium. C’était chouette comme visite. Je pensais y passer une partie de l’après-midi, mais 45 minutes furent suffisantes pour faire le tour.




 Je ne vous ai pas encore dit que je le trouve beau, le drapeau estonien. Je trouve que blanc, bleu et noir, ça fite bien. C’est sûr que le choix de couleurs ne s’est pas fait au hasard: le blanc, le bleu est pour le ciel du nord et le futur brillant, le blanc témoigne des efforts pour atteindre l’illumination et le noir fait référence au passé douloureux, mais aussi au sol du pays.

Je suis revenue un peu plus tôt que prévu chez moi, je ne m’endurais plus. J’ai pris une douche pour me réchauffer et j’ai fait une tite brassée. J’ai ouvert la télé au seul poste que je peux regarder et je suis fort contente de voir que ça commence par un documentaire sur le débarquement de Normandie. Ça va ben aller.

1 commentaire:

  1. Une semaine plus tard, nous venons de recevoir ta jolie carte postale. Tu nous donnes vaiment envie d'aller faire un tour à Helsinki en 2024.

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