samedi 18 février 2023

Ouan, mettons, c'est comme genre que...

Un moment donné, dans cet après-midi bruineux et frette, je marchais sur les pavés tout croches de la vieille ville et je me disais, avec un autre sourire niais dans la face, ouan, ben, quand même… on est le 18 février pis je marche dans Tallinn, en Estonie. T’sais, genre, mettons. C'est clair qu'il y a des vies pires que la mienne.

J’ai erré, au hasard des rues, dans la vieille ville de Tallinn, là où j’habite. Mautadine que c’est beau. Un moment donné, il s’est mis à neiger des peaux de lièvres, c’était encore plus magique (bien qu’en été, au soleil, ça doit être pas mal beau!). Alors, voici un peu au hasard, quelques photos de la ville basse.










J’ai fini mon après-midi au musée de l’Occupation et des Libertés. Quelle visite troublante, quand on sait que l’Estonie a été envahie par les Russes au début de la Seconde Guerre mondiale, puis par les Allemands, puis re-par les Russes… qui sont restés jusqu’en 1991. Je ne sais pas trop si le musée était bien fait. J’ai aimé ça, mais j’ai trouvé qu’il y avait trop de lecture (en anglais ou en français) et que les capsules audios ne fitaient pas avec la pièce où je me trouvais. Mais c’était intéressant parce que ça parlait vraiment des libertés, sans taper sur la tête des Allemands ou des Russes (les Soviétiques) qui ont gossé solidement les Estoniens. Encore une fois, vous dire les trous qu’il y a dans mes connaissances historiques sur l’Estonie et les pays baltes…

À la fin de la visite, il y a un écran où on peut choisir ce qu’on voudrait, comme pays et comme gouvernement. Il y a plein de questions, genre voulez-vous un gouvernement central fort ou un gouvernement régional? Selon les réponses qu’on donne, il vient d’autres questions. Pis à la fin, les réponses fournies nous donnent un pays… Eh ben bazwell. Selon tout ce que j’ai répondu, je devrais aller vivre… en Finlande!!! J’ai juste trouvé ça tellement drôle. Pis ça disait que je pourrais peut-être être intéressée par… le Canada. Je me suis sentie espionnée.

Je suis rentrée à la maison encore une fois complètement transie. Y’a des limites à ce que je peux supporter comme humidité. Mon manteau d’hiver n’est pas un manteau de pluie…

À l’appartement, il fait un peu froid. Alors, je m’habille. Et y’a comme un bogue avec la télé de Jürgen: il est impossible de… changer de poste. Heureusement, concept aidant, elle est stâlée sur un poste d’histoire, où il y a eu des émissions sur la Seconde Guerre mondiale, en anglais, toute la soirée! Que j’ai regardé distraitement en organisant mon séjour anglais…

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