7h15
Sur mon téléphone, c’est QW4RTZ qui me réveille. Ça a beau être mon groupe préféré, setteuréquart, c’est de bonne heure.
7h45
Bisous et câlins à Peter qui part travailler. Jacques et moi, on sort marcher en ville pour aller déjeuner.
Oh
que j’ai aimé ma petite promenade matinale dans les rues de la vieille
ville. Jacques m’a expliqué l’histoire de la place, me montrant au
passage toutes sortes de vieux bâtiments. Il y a quelque chose
d’alsacien dans tout ça. J’ai donc eu une envie d’Alsace pour l’été
prochain (le 2024, on s’entend!)
9h
On
est installés dans un joli café où je prends un genre de croissant au
chocolat local (ça porte évidemment un nom allemand) et un latte.
10h
Je
récupère une vignette nécessaire à mon séjour sur les autoroutes
chuisses, on revient à la maison, j’entre l’adresse de mon appartement
milanais dans mon GPS de char et pouf! Je suis partie. Merci encore,
Jacques.
11h30
Je roule en
direction sud et les Alpes, devant moi, sont magnifiques. L’autoroute
est au fond. Je comprends certaines personnes qui disent ne pas vouloir
habiter près des montagnes parce que c’est écrasant.
Mais
maudit bazwell que c’est beau. On est en mars, fait soleil, les gazons
sont déjà à peu près verts, les montagnes sont grises avec de la neige
sur le top! Magnifique!
12h30
Je
capote. Je traverse le tunnel du Gottard. Qui passe « sous » les
Alpes. Oui, m’sieudame. Pis les Alpes, rapport que c’est une grosse
chaine de montagnes, ben le tunnel, il fait 17 kilomètres de long. Et
jamais, dans cette longue traversée, j’ai eu un pas-le-fun feeling de
claustrophobie. Pourtant, c’était yinque une voie dans un sens pis une
voie dans l’autre, avec des refuges savamment placés, si jamais. Pas
trop de trafic. De l’éclairage digne de ce nom. De l’asphalte de bonne
qualité. Du beau travail tout suisse!
13h15
J’arrive
en Italie. Oh que l’Italie, c’est pas la Suisse! Juste le poste
frontière (on n’arrête pas, mais tout est encore là) est bordélique. Des
zigzags, des cônes, des affiches, des gens qui marchent à travers ça.
Mon idée préconçue de l’Italie a envie de se confirmer drette là.
14h10
J’arrive
à mon appartement milanais. Je trouve à me stationner pas trop loin. Je
gosse avec la machine pour payer ma place, mon italien est déficient,
faque de la marde. Énéwé, chus pas parquée pour longtemps. Je sors deux
sacs d’épicerie (on va commencer avec ça). Paola est censée m’attendre
en face de l’édifice. Vous, là, si on vous avait donné Viale Nazaro 5
comme adresse, vous auriez attendu devant l’édifice où c’est écrit 5
au-dessus de la porte, hein? Ben non. C’est le bâtiment 6. Je ne
comprends pas comment les Européens, en général, font pour savoir s’y
retrouver. Pas la bonne adresse, et pas de numéro d’appartement. Pis les
numéros d’appartement fitent pas avec les étages. Vous montez jusqu’où,
vouzautres, quand c’est l’appartement 52? Au cinquième? Ben non.
C’était au sixième. Ben coudon.
15h15
J’ai
monté presque toutes mes belongnignes dans mon appartement milanais.
C’est tout petit, avec une petite terrasse. S’il fait chaud comme
aujourd’hui dans les trois prochaines semaines, ça va être parfait! Il
faisait 19, alors je suais comme un porc enfourné avec de l’ail à 350.
Va falloir que je switche de linge.
Je repogne mon char,
j’entre les coordonnées de l’aéroport de Malpensa, et je reprends la
route. Vouzautres, là, avez-vous l’impression que le nom de l’aéroport
est mal pensé?
16h
Vous dire que
j’ai viraillé pour trouver l’entrée du stationnement à l’aéroport, ça
avait quasiment pas d’allure. J’étais jamais à la bonne place, je
passais tout droit à l’entrée, j’étais obligée de refaire le tour de
toute la patente… je riais, mais pas tant que ça: je n’avais pas une
infinité de temps devant moi avant mon vol!
17h
Je
suis en ligne au comptoir d’Air France pour récupérer mes cartes
d’embarquement parce que j’arrive pas à faire ça en ligne. Panique: je
suis en stand by pour le premier vol, celui entre Milan et Paris.
Quoi??? Rapport que je pourrais ne pas partir ce soir??? J’ai des amis
qui m’attendent à Bordeaux où je ne serai que deux jours! Faudrait
toujours ben pas que je teste plantée en Nitalie avec mon sac à dos pis
mon sac d’épicerie?!?
Je passe la sécurité, je
trouve la porte d’embarquement. Une quinzaine de minutes après, on
m’appelle au micro. Je pense que c’est la première fois que ça m’arrive!
Ouf! Ils m’ont trouvé une place, dans la 6e rangée, squizée entre les
sièges D et F. Une chance: le vol dure à peine plus d’une heure, avec un
peu de turbulences annoncées au-dessus des Alpes.
20h30
Comme
on est parti en retard, ben on est arrivé en retard! La faute aux
grèves de mardi qui ont eu des conséquences en cascades.
Comme
je débarque au terminal 2F et que je repars de 2F, j’ai trouvé le temps
de manger un chesse sanneouiche jambon-beurre avalé avec une couple de
gorgées d’eau plate italienne. J’ai essayé d’aller sur Internet avec mon
ordi, mais le ouifi de l’aéroport était fou: il ouvrait sans arrêt la
page de l’aéroport! Firefox a dû ouvrir 30 fois la même page avant que
je réussisse à fermer l’ordi. Et on le rouvrant, ça recommençait sans
arrêt! Un méchant bogue, de toute évidence.
21h40
On
commence l’embarquement à l’heure où on devait partir. Le vol est ben
plein. Je le répète: va vraiment falloir arrêter ça, les bagages de
cabine gratisses qui font que les gens ne mettent plus leurs bagages en
soute pour pas payer. Ça a retardé le départ parce que tous les bagages à
mains n’entraient pas dans les espaces au-dessus des têtes. Perso,
toutes mes affaires étaient sous le siège devant moi, avec la
conséquence que je n’ai plus de place… pour mes pieds! Heureusement, je
suis au 35C, tout au fond du A321 d’Air France. Je peux mettre mon pied
droit dans l’allée et le gauche, squizé entre mon sac à dos et le
montant du siège.
J’ai quand même une petite inquiétude: on
devait arriver à Bordeaux à 22h55. Pis le comptoir de location de char
ferme à 23h. Ils m’ont dit qu’ils m’attendraient, mais je m’inquiète. Ça
prend du temps avant qu’on parte. On gnaise pour je sais pas trop quoi.
Je suis étonnée mais contente (et je pense que c’est la première fois: c’est une femme, Elodie, qui est la commandante!
23h30
On arrive enfin à Bordeaux, dans des turbulences semblables à celles de Lislande. On avait aussi été averti, faque.
Pis mon inquiétude n'était pas nécessaire. La gentille préposée chez Avis m'attendait pour me remettre les clés du MG automatique que j'ai détesté dès que je me suis assise dedans. Heureusement, c'est yinque pour deux jours.
23h45
Je quitte le bureau de location et je pogne la route pour sortir de l'aéroport. Esti que je n'irai pas loin sans virailler. L'accès à la rocade est fermé. On dirait que le sort s'acharne sur moi. Chaque fois, ou à peu près, que je débarque à Bordeaux, l'accès à la rocade est fermé! Heureusement, j'ai un GPS dans mon char de marde. Parce que je me suis ramassée dans les faubourgs de Bordeaux... et que le stationnement de l'hôtel, en plein centre-ville, est dans des petites rues que je n'aurais jamais osé fréquenter sans l'apport de mon GPS. Faque je suis arrivée, avec tout ça, vers 0h45. Un peu à boutte de tout ce voyagement. Mais je l'ai voulu...
Tout ça dans une seule journée? Incroyable! Tu as mérité une bonne nuit de sommeil. Zzzzzzzzzzzz
RépondreSupprimerQW4RTZ est ton groupe préféré? Je ne le savais pas. Je suis allé voir leur show à Valleyfield le 25 février dernier et j'ai été vraiment impressionné!
RépondreSupprimerOui! Ça fait plusieurs années que je les suis. J'ai participé au financement du dernier disque! :)
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