Je ne comprends pas certains voyageurs. Ce matin, après avoir remis l’horrrrrible char de location chez Avis, à l’aéroport de Bordeaux, je me suis enlignée pour retourner à Milan. Mon premier vol, de Bordeaux à Paris, est à 11h20. Dès hier, je n’avais pas pris de chance! Dès que j’ai reçu le courriel d’Air France (en fait, puisque c’était Air France, c’était plutôt un mail…) m’invitant à m’enregistrer pour mes deux vols, j’ai pas niaisé: j’ai fait ça drette là, pendant le déjeuner. Pas vraiment d’envie d’être en standby une autre fois! Faque ce matin, tout est sous contrôle. Je suis même un peu tôt, mais j’aime mieux ça qu’être sur les nerres. J’embarquerai, éventuellement, à la porte 2. La seule façon d’être plus dans le fond de l’aéroport que ça, c’est d’embarquer à la porte 1…
En attendant l’embarquement, je me suis trouvé un petit spot pour travailler sur mes cossins de voyage, un peu à l’écart, à l’étage en dessous. Faque vers 11h, je suis remontée pour arriver dans un tas de monde tassé qui attendait un embarquement. L’espace n’est vraiment pas grand et, comble de toutte, c’est qu’il y a le vol d’Air France 7627 pour Paris à la porte 2, et le vol d’Air France 7621 pour Paris à la porte 3 drette à côté, les deux prévus à 11h20. Je vous dis pas le bordel. Pis là, tout à coup, on annonce qu’il manque un membre d’équipage pour le 7627 et que l’embarquement va être retardé de 15 minutes. Ben qu’est-ce qu’ont fait les voyageurs? Ils ont collectivement soupiré et ils se sont avancés en troupeau vers le comptoir d’embarquement! Comme si ça allait faire arriver l’employé retardataire plus vite? Comme si c’était pour aller plus vite?!? Ben pas pantoute, évidemment! Pis là, tassés les uns contre les autres (de toute évidence, aucune considération COVID ici), ils s’impatientent. Je ne comprends pas les mouvements de foule, moi. Comme la ruée internationale sur le papier-cul au début de la COVID.
On a fini par embarquer, le vol s’est bien passé et j’ai repris l’attente à l’aéroport de Paris. Je ne comprends pas non plus que tout doive passer par Paris. Lyon? Marseille? Ça désengorgerait Paris pis ça serait moins chiant (et moins long) pour les voyageurs. J’ai eu le temps de manger et de commencer à organiser, du moins en pensée, mon séjour italien qui aurait dû commencer jeudi, mais qui va commencer demain. Pas grave.
À Paris, donc, deuxième vol de la journée, vers Milan celui-là. On est encore entassés comme dans un wagon à bestiaux. Y’a pas un pouce de libre, d’autant plus que les gens trimballent des valises qui n’ont pas d’allure. Y’a un type, je vous jure, il avait 4 valises: un «bagage de cabine» (la valise qui est juste assez petite pour fiter dans le coffre au-dessus des têtes), 2 sacs de sports et un genre de sac d’épicerie. Y’avait du stock pour une bonne valise de soute. Mais il a rien payé parce que ses 4 valises étaient assez petites pour être des bagages de cabine. C’est n’importe quoi. En tout cas, dans son cas, je trouve ça assez égoïste merci.
Une fois qu’on a tous été tassés dans notre boite de sardines, le pilote nous a annoncé qu’on partirait dans… 25 minutes. Trop d’avions et pas assez de contrôleurs aériens. Évidemment, tout le monde a soupiré. Mais moi, comme j’ai regardé beaucoup d’épisodes de Mayday, je me suis dit que c’était ben corrèque qu’on attende un peu… Faque au lieu d’arriver à Milan à 16h40, on est arrivé à 17h30. M’en foutais un peu. Mais je peux comprendre que d’autres s’en foutent pas.
Et c’est là que le pas facile est arrivé: je devais retrouver ma voiture. Eh boy. Toute une aventure. Je savais que ma Renault Captur était au P-3. Mais vous, là, le P-3, vous auriez cherché ça entre le P-2 et le P-4, non? C’est ce que je me disais. C’est que c’était pas tout à fait là. Ben, pour avoir accès au P-3, il faut descendre d’un étage et passer sous des voies d’accès de l’aéroport, alors que le P-2 et le P-4 sont accessibles par l’étage des arrivées. J’étais là, dans l’aéroport, à regarder les affiches et à me dire que mon italien est vraiment déficient. Pourtant, y’a des signes internationaux qui sont faciles à comprendre, comme un P majuscule dans un carré bleu pour indiquer un stationnement. Je suis sortie dehors, je ne reconnaissais rien (pourtant, c’était jeudi après-midi que j’avais laissé mon char dans le parking, pas il y a 100 ans!). Je suis rentrée en dedans, en espérant voir des affiches plus aidantes… J’ai fini par oser descendre au sous-sol de l’aéroport et là, j’ai reconnu des affaires. Et j’ai fini par trouver mon char, non sans payer un prix de fou pour 72 heures de dodo de char. Je pense que mon italien déficient ne m’a pas permis de trouver le stationnement «longue durée» et que je me suis sacrée dans un stationnement définitivement trop cher pour 3 jours. Mais bon… je n’y peux rien.
La voix de mon GPS de char m’a ramené drette chez moi. Là encore, j’ai payé du stationnement. C’est un peu étrange: tout est payant sur rue, un peu comme voudrait faire Montréal? C’est payant tous les jours, de 8h à 19h. Je me suis dit que j’allais toujours ben pas me lever de bonne heure demain matin, juste pour aller payer mon parking! Mon italien toujours déficient m’a quand même permis de comprendre que je peux «prendre de l’avance». Alors, j’ai payé jusqu’à midi, demain. On verra après si je peux télécharger une application pour faire ça sans sortir de chez moi. Parlant de sortir, aussitôt arrivée, j’ai dépaqueté mon sac à dos et je suis allée à l’épicerie à côté. Je me suis acheté du stock pour souper (des pâtes… on est en Italie après tout!) et de quoi tenir 2-3 jours de déjeuner. Évidemment, comme je traine une valise et des sacs d’épicerie pour mon stock en trop, ça a rapidement l’air du bordel, surtout que c’est un tout petit studio. Tellement petit que c’est un divan-lit et une table pliante! Il y a aussi une terrasse que je vous montrerai éventuellement. Mais photo de soirée est trop laide pour ça.
Faque après ma petite virée à Bordeaux, me (re)voici à Milan pour, cette fois-ci, commencer mon exploration italienne. Demain.
De les écrire, ça a fait passer tes frustrations de la journée ? Je sympathise avec toi, les files d'attente dans les aéroports est ce que je déteste le plus des voyages. À demain pour les belles découvertes à Milan...
RépondreSupprimerSavais tu que ton grand ami Michel Desautels prend sa retraite en juin? Il était invité à Tout le monde en parle dimanche.
RépondreSupprimerMon ami, c'est Yves Desautels (pas Michel). Mais il est aussi possible qu'il prenne sa retraite en juin! ;)
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