dimanche 18 juin 2023

Avant-avant-dernier charriage

Dès 10h ce matin (oui, j’ai dû mettre le réveil de ma tablette pour 8h…), je me suis charriée jusqu’à la gare centrale d’Édimbourg… en ayant un petit doute. Quand je suis arrivée de Glasgow en train, il y avait un arrêt à la gare de Haymarket, celle qui est à 10 minutes à pied de chez moi. Et si c’était le cas pour mon train de ce midi? Et s’il y avait un arrêt à Haymarket, après le départ de Waverley? J’ai quand même pas pris de chance et je me suis rendue jusqu’à la gare de Waverley en autobus, même si ça m’en faisait plus à marcher avec mes deux zesties de valises parce que c’est la gare centrale pis que c’est grand en tipépère. Comme il fallait que je quitte l’appartement édimbourgeois pour 10h, ben je suis arrivée à la gare à 10h45, une heure et demie avant mon train. Pas grave. J’ai pris un café, j’ai joué à des jeux sur mon téléphone (mais pas trop pour pas épuiser la batterie qui se meurt à une vitesse phénoménale…), j’ai lu un peu, mais j’ai surtout regardé passer le monde. Je trouve ça fascinant une gare, comme un aéroport. Qui arrive? Qui part? Pour aller où? Seul? Seule? Avec qui? Pour combien de temps? Est-ce que je vous avais déjà dit que j’ai commencé à écrire un roman qui se passe dans un aéroport?

Mon train a fini par être annoncé: c’est le train pour l’aéroport de Manchester de 12h12. Le premier arrêt annoncé, c’est Lockerbie où je suis allée quand j’étais à Glasgow.  Mais non! Même si ce n’est pas un arrêt «officiel» (il n’est pas dans la liste affichée), le premier arrêt, c’est la gare de… Haymarket! Ah ben bazwell. Dire que j’aurais pu marcher 10 minutes avec mes valises pis rester là à attendre le train. Mais ça aurait été beaucoup moins instructif parce que la gare est toute petite!

Pendant les twazeurédmi qu’a duré mon voyage, j’ai lu un peu, mais j’ai surtout écouté tous les épisodes du balado Ainsi soit chill, sur la langue parlée par les jeunes. Oui, c’était intéressant, mais j’ai trouvé que ça faisait le tour d’un seul type de jeunes. Mes étudiants du BI ne parlent pas comme ça. Parfois, un peu, mais pas toujours. Jérôme 50 est allé chercher des jeunes issus des minorités, qui intègrent créole et arabe (et un peu d’anglais) dans leur façon de s’exprimer. Est-ce qu’ils représentent tous les jeunes de 20 ans?

J’ai aussi vu passer des moutons, des vaches, des paysages écossais et anglais par la fenêtre sale du train. Mais j’ai aimé ça.



En arrivant à Manchester, j’ai erré dans la gare à la recherche de la queue des taxis. C’était super mal indiqué, les flèches finissant par tourner en rond. Heureusement, il y a toujours quelqu’un pour aider!... Avec mes deux valises pésantes, c’était clair que j’allais prendre le taxi pour me rendre dans ma banlieue pas si éloignée. Ça a l’air que c’est 5 miles du centre-ville, mais quand tu sais pas trop où tu t’en vas, ça parait plus long et plus loin. Déjà que j’errais dans la gare, ça aurait été beau en ville. Surtout qu’il s’est mis à pleuvoir.

J’ai trouvé mon petit appartement, dans une maison anglaise, dans un quartier tranquille. En arrivant, j’ai fait le tour, question de savoir ce qu’il y a dans la cuisine (pas de cafetière! Une bouilloire, mais rien pour faire du café!) et j’ai ouvert la télé. Quel bonheur de tomber sur un bon vieux James Bond! Live and let die. Avec Sean Connery. Maudit que c’est bon, ces vieux films-là.  Faque je me suis fait avoir, moi qui voulais ressortir pour aller à l’épicerie.


J’ai fini par partir, sous la pluie. À 600 mètres, il y a un Tesco Express. Pour ce soir, ça sera bien assez. J’ai quand même trouvé le moyen d’y dépenser 75 piasses!  Je pense que je vais avoir du stock pour les 10 jours à passer à Manchester!

Que j’attaque demain, si je peux comprendre comment me rendre en ville! 😊

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