Départ de Manchester ce matin, comme prévu. Le taxi (qui me coute une fortune) arrive à 11h, drette en face de chenous, pendant que je jasais avec la madame qui vient faire le ménage. À 11h30, je suis à la gare. Heureusement que j’ai de l’ouvrage parce que j’ai 1h30 à attendre. Je taponne dans mes photos…
Départ du train à 12h55, comme prévu. Pendant la première heure, on a fait 4 ou 5 arrêts. Pis après, dans la deuxième heure, drette à Londres, sans arrêter. C’est pas officiellement un TGV, mais il doit faire 200 km/h. On est loin du tchoutchou du Via Rail qui va à Québec (non, OK, je ne repars pas sur la même rengaine du pas-de-service ferroviaire pour les passagers au Québec… non, je me tais).
C'est pas vraiment ce qu'on appelle un siège près d'une fenêtre!
On arrive à Londres à 15h15, comme prévu. J’ai mes deux zesties de valises à charrier, mais chaque fois, je tombe sur un bon samaritain qui a pitié d’une tite vieille qui charrie deux valises (parlant de tite vieille, c’est arrivé souvent que je me suis fait offrir un chiège dans le métro ou l’autobus – ça a du bon d’avoir les cheveux poivre et sel!). Même si chus capade, y’a un type qui m’a descendu mes deux valises du wagon. Merci monsieur. Puis, de la gare d’Euston à la ligne de métro Victoria, il y a des ascenseur ou des escaliers mobiles. Ça va. Mais en arrivant au bout de ma ligne de métro, à Walthamstow Central, j’ai deux séries de 8 marches à monter. Faque je monte ma première valise. Je la laisse sur le palier. Je descends chercher la deuxième. Pis là, y’a un autre bon samaritain qui a eu pitié de moi et qui m’a offert de monter ma deuxième valise au 2e palier (j’étais rendue au niveau de la rue après). Merci monsieur. Et là, Natalie est là. Hier, elle m’avait offert de venir me chercher au métro après que je lui ai dit vouloir prendre un taxi: «Si c’est parce que vous avez trop de bagages, je peux vous aider et aller vous chercher au métro». C’est ce qui est arrivé. Ça m’a fait économiser 50 £. Quand même. Merci Natalie.
Je m’installe chez Natalie pour quatre jours, comme prévu. Je serai sa dernière visiteuse AirBnB. Après moi, elle va plutôt offrir la chambre à une étudiante. Je trouve ça gentil. La chambre est grande, mais il n’y a pas de pupitre (elle va devoir en acheter un pour l’étudiante!). Perso, je peux m’installer à la cuisine, mais je doute que l’étudiante fasse ses devoirs sur la table de la cuisine! Je passe un peu de temps à taponner dans mes livres sur Londres. Je me fais une liste de ce que j’ai envie de voir, après avoir discuté avec Natalie un peu.
Je décide de sortir pour aller souper, comme prévu. Natalie m’avait dit qu’il y avait une bonne pizzeria dans le «village». Chus vraiment un peu pas mal à boutte de la pizza, mais c’est pas trop cher. Alors, je récidive.
Trop drôle, quand même. Vraiment pas comme prévu. Comme Natalie est venue me chercher à la station de métro et qu’on a marché ensemble jusque chez elle, j’avais à peu près retenu par où on était passées. Ce qui fait qu’en revenant du Tesco-Express-post-pizza, je me suis enlignée sur la rue St.Mary, je tourne sur la 2e rue à gauche, je marche jusqu’au 10… et là, je me dis « Tiens, je n’avais pas remarqué qu’il y avait 4-5 marches pour sortir de la maison ». Ah ben. Je monte les 4-5 marches, je mets la clé dans la serrure. Niet. Il ne se passe rien. Je me dis que Natalie doit être revenue de sa sortie (elle a quitté vers 18h). Alors, je prends l’autre clé qui sert à ouvrir la porte. Re-Niet. La clé n’entre même pas dans la serrure. Bizarre. Je regarde le numéro au-dessus de la porte. C’est bien le 10. Je regarde l’adresse de mon AirBnB sur mon téléphone, c’est bien le 10. Coudon. Tout à coup… Est-ce que je suis sur la rue Folkestone? Les rues sont tellement mal indiquées que ça se peut ben que… Je retourne au coin de la rue pour voir le nom (sur le coin opposé). Ben non, je suis sur West Avenue! Folkestone, c’est la suivante! Je ris toute seule en me disant que j’ai essayé d’entrer chez des étrangers! S’il y avait quelqu’un à la cuisine, ils ont ben dû se demander quissé qui gossait de même dans les deux serrures. Rue Folkestone, je retrouve la maison au 10, sans les escaliers en avant, et les clés qui fitent dans tous les trous! Je me trouve encore drôle.
| Vous voyez ben qu'y'a pas 4-5 marches pour monter jusqu'à la maison. Avec mes deux zesties de valises, je m'en serais rappelé! |
Comme à Manchester, je suis en-dessous d’une ligne d’avion. À Manchester, je ne les voyais pas, mais je les entendais. Ici, je les vois. Ils vont atterrir à Heathrow. Je tchèque sur Flight Radar 24 pour savoir c’est quel avion, quelle compagne, il arrive d’où… Une vraie folle.
Les bons samaritains, je les aime bien. Ça me fait pas un pli de passer pour une tit-vieille. Natalie est vraiment gentille.
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