mercredi 24 mai 2023

Michael Jackson, ça fite pas avec les scones

Sortie en autobus (la 23) pour aller au Centre des sciences de Glasgow. Pas que je tripe science, vous le savez, mais je tripe film IMAX.

Je suis donc allée voir les deux films IMAX au programme pour la journée: la Terre vue de l’espace et Les derniers glaciers (avec une pensée pour le projet de recherche de mon ami David).

Le film sur la Terre vue de la station spatiale internationale était en 3D. Pas que je tripe 3D, mais c’était vraiment chouette. J'ai capoté de voir les images de la terre vue d'en haut. J'avais déjà vu un film qui ressemblait à ça et j'avais été émue. Les astronautes se sont aussi filmés lors d'une sortie extravéhiculaire. JAMAIS. Autant je pourrais accepter d'aller passer une journée ou deux sans la SSI, autant JAMAIS je ne sortirais dehors. Même attachée avec des chaines. Comme la SSI fait le tour de la terre, on voit des images de partout: les océans, les forêts, les déserts. Ça a quelque chose d'hypnotisant. J’ai essayé de faire quelques photos du film, en mettant les lunettes devant ma caméra pis ça sort pas pire. On sent presque le 3D...

Dans la station spatiale internationale

Dans la station spatiale

Une vue de l'arrimage du vaisseau ravitailleur

Le vaisseau ravitailleur a apporté des fruits que le Japonais a sorti du sac et qui se sont mis à se promener dans l'apesanteur.

C'est l'Italie! À l'envers: la botte est en haut de l'écran!

On voit le lac Érié et le lac Ontario (des taches noires), avec Toronto (la première lumière à gauche), puis Ottawa (la tite lumière), puis Montréal (l'autre lumière à sa droite).

Une image fascinante: la Corée du Sud, tout illuminée et, à sa gauche, la Corée du Nord, dans le noir avec une toute petite lumière au milieu pour Pyong Yang, la capitale. La différence dans le développement des deux pays est fascinante.

Bon. Ça fait chier. Mais c'est tellement beau, les aurores boréales.

Encore des aurores boréales.


La fin du mois de mai, c’est aussi les sorties scolaires. Eh bazwell. Pendant le premier film, il y avait des classes des premières années du primaire, joliment habillées en différents uniformes, selon les écoles. Pis ça se tenait les fesses serrées, ces petits-là, j’en étais franchement étonnée. C’était drôle, quand même, de les voir lever les bras pour essayer de pogner des bouts de station spatiale qui dépassaient de l’écran pour cause de 3D!

Pis pour le deuxième film, encore des classes mais des plus vieux. Je suis même allée demander à deux profs l’âge des élèves: ils avaient 13 ans et étaient en première année de high school. Ça se tenait tranquille euzautres aussi. J’étais contente que ça soit un peu calme, mais en même temps, je m’inquiétais de ce calme… parce que des classes du primaire et du début du secondaire, ça doit pouvoir bouger et parler, il me semble. Pis quand les films se sont terminés, ils ont applaudi. J’ai trouvé ça tellement quioute! Leurs profs aussi: elles ont poussé quelques gloussements bien sentis.

Là encore, j’ai fait quelques photos. Je pensais à David et à ses étudiants qui étaient allés prendre des mesures sur la fonte des glaciers au Pérou, ce qu’on a vu dans le film. Parce que le film a été fait par des fous furieux qui escaladaient des montagnes à la recherche de glaciers. Ils sont allés dans les Alpes, dans l’Himalaya et… au Pérou. Et pour pouvoir faire des images de glaciers qui se fissurent, ils montent à pied pendant la nuit (parce que la glace et la neige sont plus solides), puis, au matin, ils font du parapente et filment en bas. Ils ne veulent pas filmer avec un hélicoptère parce que la violence des pales use les glaciers. Sont malades, je vous dis.




Je me suis demandé si tous les jeunes écoliers étaient calmes comme les ceuzes que j’ai fréquenté dans le cinéma… mais la visite du reste du Centre des sciences m’a montré tout à fait le contraire! Il y avait plein de jeunes qui couraient partout, qui essayaient toutes les machines et les patentes, qui criaient. Bon, des jeunes énervés qui sortent de l’école et qui ont l’air vivant. J’étais presque contente… mais c’était épuisant. Je vous l’ai déjà dit que j’aurais été une très mauvaise prof de primaire? Ben je vous le dis.

Faque dans le reste du Centre, j’ai plus regardé ce qui se passait que j’ai participé à l’avancement des sciences. En fait, c’est un centre, pas un musée. Oui, il y avait des trucs à lire (notamment sur les différents types d’énergie ou sur le corps), mais il y a surtout des trucs à essayer, à taponner, ce que les jeunes font avec beaucoup de plaisir, je pense. Faque je suis d’accord qu’il faut les sortir de leur école, ces jeunes-là.


Il y avait des simulateurs de pilotage d'avion.

Non, ça, c'est pas scientifique... c'est plutôt une craque écossaise.

En rentrant en ville, toujours par l’autobus 23, je suis allée chez Primark (un genre de magasin à rayons où c’est comme pas cher – un genre de Walmart?) pour m’acheter des bobettes.

Pis après, j’ai décidé de faire ma fraiche un peu: je suis allée prendre le thé chez Mackintosh. L’architecte glasvégien (j’en reviens toujours pas) est partout, notamment un salon de thé qui s’est meublé dans le genre Mackintosh. C’était un prétexte pour le thé, le scone, la confiture et la clotted cream. Parce que j’aime ça, le scone, la confiture et la clotted cream. J’aime moins le thé, paredzempe. Parce que je trouve ça trop fort. Faque je fais comme les Zanglais pis je mets un nuage de lait dans ma tasse.

La salle était magnifique, avec des meubles (les chaises notamment) Mackintosh. Mais, chose étrange, y’avait du rock à la radio (ben, comme musique). Life is a highway (Tom Cochrane), Dancing Queen (ABBA)… et Billy Jean (Michael Jackson). Je trouvais que ça jurait tellement avec l’ambiance de la place. J’aurais mis, à la limite, un peu de classiquette, voire du new age ou de la musique instrumentale, mais pas du rock (même si j’aime ça, dans l’absolu).



J’ai fini ma journée… au salon de coiffure. En 10 minutes, Julie (la queffeuse) m’a tondu ça au clipper, à 2 en arrière pis à 4 sur le dessus. Oh que ça fait du bien. La prochaine fois, ce sera à Montréal…

Ce soir, il fait soleil (le soleil se couche tard en Nécosse, quelque part vers 22h) alors j’ai fait une brassée de nouvelles bobettes et de ticheurte plein de petits cheveux. C’est con, je pourrais aussi laver quand il pleut, mais on dirait que j’aime plus ça quand il fait soleil…

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