mercredi 17 mai 2023

Toutes les rangées pour peu

J’ai pris le métro et l’autobus aujourd’hui, question de rentabiliser ma carte des transports publics payée 40 piasses pour la semaine. Direction Braehead, banlieue un tipeu éloignée à l’ouest de Glasgow. Qu’y a-t-il à Braehead?

Tadam!

Ce que je veux, quand je visite le magasin bleu et jaune, c’est manger des boulettes, voir le prix de la bibliothèque Billy, faire toutes les rangées, acheter des brioches à la cannelle et un cossin. Disons que ma visite au IKEA écossais n’a pas été fructueuse. Oui, j’ai mangé des boulettes. Et non, je n'ai pas mangé le ti-drapeau en papier.


Mais je n’ai pas pu trouver la bibliothèque Billy, la blanche, la plus ordinaire. Toutes les autres étaient là, mais pas celle-là. Mais elle existe puisqu’elle est dans le catalogue! Pis à £ 55, c’est comme 110$. C’est définitivement en Nécosse qu’elle est la plus chère, après les 8950 couronnes islandaises (89$) et les 59€ (85$) demandés en Nitalie. Mais ici, c'est définitivement le taux de change qui tue la Canadienne-française en moi parce que £ 55, c'est 63 € (ce qui équivaut à 91 $).

Et dans le ti-magasin, en bas avant de sortir, y’avait presque rien. C’était désolant. Même pas le comptoir avec des hotdogs. Faque je suis ressortie du IKEA avec… rien. J’ai mis le cap sur le Sainsbury, de l’autre côté de la rue, avec l’espoir que les rangées allaient regorger de tout plein de plaisirs.

Hier soir, une fois mon texte déposé sur le blogue, j’ai regardé un très bon documentaire sur le roman Les raisins de la colère de John Steinbeck, roman que j’adore et que j’ai longtemps enseigné. Ça m’a rappelé que j’ai fait une émission de Aujourd’hui l’histoire, à Radio-Canada, sur ce roman marquant sur le roman des petites gens et le désespoir américain du milieu des années trente. Alors, quel ne fut pas mon bonheur de voir que le SPAM s’est exporté jusqu’en Nécosse!

Pis, dans mes pérégrinations, je me suis demandé pourquoi on vend des shorts en Nécosse. Peut-être que ça doit servir deux ou trois jours, du 21 au 23 juillet. Mais pour l'instant, c'est pas pantoute de mise.

Pis un livre de salades appelé Léon...

Je ne vous dis pas ce que j’ai finalement placé sur le tapis vers la caissière. Un genre d’épicerie disparate, à l’image de toutes les rangées que j’ai arpenté. Autour de chez moi, parce que je suis en ville, ce n’est que des Tesco express ou des Sainsbury local, des plus petites épiceries où on trouve quand même tout ce que ça prend pour vivre. Mais là, comme j’avais ce grand Sainsbury devant moi, comment résister à aller voir tout ce qu’il pouvait offrir? C’est toujours aussi tripant de visiter une grande épicerie européenne. Avec Christian et Raymond, on avait visité un Leclerc et un Carrefour, lors de notre petite virée à Bordeaux, début mars. Alors, Tesco et Sainsbury, bien sûr. Alors, sur mon tapis, des pêches, du yogourt, deux chandails, du sirop à l’eau aux petits fruits, de la limonade, du Veet pour arracher les poils des t’sours-de-bras, de la soupe instantanée thaï et une carte mémoire (parce que la mémoire de mon ordi, c’est de la marde quand on télécharge des centaines de photos chaque soir).

Et je suis revenue en ville, le sac à dos ben plein pis ben pesant.

J’ai commencé à monter mes albums photos… et je dois regarder toutes les photos que j’ai pris depuis le 2 février. Eh misère. Je capote un peu. J’ai monté le premier tome avec les pays du nord: l’Islande, Helsinki, Tallinn et Riga. C’est fou comme j’ai l’impression que ça fait longtemps alors que ça fait à peine trois mois! C’est que j’ai vu tellement d’affaires depuis que ça s’accumule sans arrêt dans mon cerveau et dans mes souvenirs.

Le deuxième tome est consacré à l’Italie (je pense que ça va déborder dans un troisième tome!) Je frémis en revoyant mes photos de Milan, de Venise, de Bergame… Simmonac que c’est beau. Je retournerais en Italie drette là. Mais non, je ne peux pas… Je n’ai pas le droit de retourner dans l’espace Schengen avant le 3 aout! Alors, je profite de l’Écosse, quand même!

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