lundi 8 mai 2023

Un peu de campagne anglaise

Journée de train dans la campagne anglaise… parce que j’ai quitté Londres ce matin, comme prévu. Il y a des journées, comme ça, où j’ai rien de palpitant à raconter. Heureusement, d’ailleurs. Parce que j’ai besoin de journées ordinaires de déplacement ou de lavage. Aujourd’hui, je suis chanceuse, j’ai fait les deux!

Départ de ma chambre, à Londres, à 8h30, comme prévu. Et, encore une fois, tout est allé trop vite, si bien qu’à 9h40, j’étais devant le panneau qui annonçait les départs à la gare King’s Cross… alors que mon train était à 11h. Faque j’ai bu un café, j’ai gnaisé sur mon téléphone, je suis allée à la toilette (quelle activité fascinante quand on porte des bretelles!), je me suis acheté un sanneouitche pour la route, j’ai entendu la voix du roi Charles nous souhaiter une bonne journée de congé et de mind the gap… et le quai où je devais prendre mon train a fini par être affiché.

Quatre heures et demi. C’est le temps que ça prend pour aller de Londres à Édimbourg, en Nécosse. J’étais assise comme un peu à la pire place: le 4e siège des quatre qui se font face. Avec moi, une petite famille absolument charmante. Le papa ressemblait tellement à mon collègue David que j’en étais troublée. Mais j’ai pas eu le courage de le prendre en photo. La maman, absolument charmante, s’est occupée de sa fille de 4 ans (qui s’appelait Iona) avec une dextérité efficace. La petite Iona était d’un calme désarmant, tout comme son petit frère, Louis, d’à peu près un an. Bon, je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais j’ai quand même trouvé étrange que la maman allaite encore l’enfant, d’autant plus qu’il avait des dents, l’enfant. Deux petits jeunes blonds frisés super calmes et absolument charmants. Une jolie famille.

J’ai profité de ces 4h30 pour lire mon guide sur Lécosse (vous me direz que je ne suis pas particulièrement d’avance) et finir le roman Atlantique Nord. Dans le roman, quatre petites histoires liées par un petit quelque chose, quatre histoires différentes qui se passent à Terre-Neuve, en Islande, en Écosse et en Bretagne. Mettons que ça venait me chercher.

J’ai quand même aussi regardé passer le paysage, parce que la campagne anglaise défilait par la fenêtre. Parfois sous la pluie, parfois sous les nuages et le brouillard. L’ordinaire campagne anglaise, finalement.


On a fini par arriver en Nécosse, à Édimbourg. Je pensais ne pas avoir le temps de faire la connexion, mais c’était sans compter qu’on est arrivé avec 4 minutes d’avance, que la gare n’est pas très grande et très efficace. Alors, j’ai réussi à prendre le train de 15h45 (j’avais 20 minutes de battement). Je suis (encore et toujours) flabeurgastée de l’efficacité du rail européen. Pis genre qu’il y avait un train qui faisait Londres>Édimbourg aux trente minutes aujourd’hui. Pis y’a à peu près 5 trains par heure entre Édimbourg et Glasgow, selon les heures et les trajets (avec ou sans changement). Comment voulez-vous qu’on ait envie d’aller à Québec en train après ça? Bon, ça y est, je suis encore pompée. 

J'ai quand même été étonnée de la pas de droitesse de la voie, à la gare d'Édimbourg
Faque je suis arrivée à Glasgow sous la pluie. J’ai pris un taxi jusqu’à mon appartement où Alessandra m’attendait. J’ai eu un crash course pour savoir comment le principal fonctionne… et pour le reste, je vais essayer d’être autonome.

Aujourd’hui est une journée fériée au Royaume-Uni pour cause de couronnement samedi. Le pays a demandé à ses habitants de dédier son lundi à faire du bénévolat. J’ai trouvé ça quioute. Faque tous les magasins sont fermés, mais pas l’épicerie. Alors, je suis allée chez Tesco, à une dizaine de minutes à pied. Et j’ai vu un resto indien, un thaïlandais, un resto de déjeuner écossais, un café et un autre de fish’n’chips. M’est d’avis que je vais les fréquenter dans les prochains jours. Tout ça entre chez moi et mon épicerie! Alors, voilà. Je suis installée à Glasgow pour les trois prochaines semaines. Avec l’idée de prendre ça mou un peu plus…

1 commentaire:

  1. Nous avons eu le plaisir de recevoir aujourd'hui pas une mais deux cartes postales de toi, souvenirs de Florence et Portovenere. Toi aussi tu nous inspires pour notre prochain voyage, le problème est que je change toujours de destinations à la lecture de ton blogue.

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