mardi 11 avril 2023

Les arts zartistiques

Visite au musée Uffizi en ce mardi gris, après une brassée de lavage (aucun lien entre les deux activités, en principe).
Paola, mon hôtesse à Milan, travaille dans le domaine muséal. Quand j’ai quitté Milan, elle savait que je venais à Florence. Elle m’avait dit de lui écrire quand je voudrais visiter Uffizi, parce qu’elle y connaît du monde. Ce que j’ai fait ce midi. Mais ce fut un parcours du combattant.
Son anglais est tellement pas bon qu’elle lisait que today, c’est demain (comme dans two day?) Seigneur! Sers-toi d’un traducteur pour comprendre! Faque en mettant deux-trois phrases dans DeepL dans mon téléphone, je finis par lui faire comprendre, en italien, que c’est aujourd’hui à 14h45 et que je suis en face du musée! Elle parle tellement pas l’anglais qu’elle m’envoie des mémos vocaux en… italien. En parlant à la vitesse d’une Italienne! Misère. Elle ne serait vraiment pas une bonne proffe de langue, elle. Je comprends quelques mots (mon italien s’améliore!) dont le fait que je dois aller à l’entrée principale et demander pour Pasquale ou Christian.
Je trouve l’entrée principale, du moins y’a un type qui tchèque les billets, ça doit être l’entrée principale. Je lui montre le nom de Pasquale affiché sur mon WhatsApp, en lui disant que j’ai rendez-vous avec lui. Heureusement, il le connaît! Et le Pasquale en question est de l’autre côté de la rue, à l’autre entrée. Le type crie: «Pasquale! Pasquale!» L’autre se vire, fait des sémaphores et je le rejoins! Ouf! Tout ça a duré peut-être une dizaine de minutes, mais ce fut un peu intense, disons. Faque merci Paola (et merci Pasquale): je coupe la file, je ne paye pas mes droits d’entrées, on passe devant tout le monde dans le musée et j’ai droit à quelques explications personnelles sur le musée Uffizi. Son accueil a duré une quinzaine de minutes et il m’a abandonné au pied du grand escalier qui mène aux collections. Merci!

Le musée est rempli de peintures italiennes de la Renaissance. Un étudiant en histoire de l’art en baverait. Au 1er étage, d’autres peintures italiennes (et quelques autres), mais plus récentes. Oui, le 17e et le 18e siècles, c’est plus récent que la Renaissance. Mais t’sais, quand même, des Botticelli (bon, le type est né à Florence), des Tintoret, des Véronèse, des Caravaggio, des Rubens (bon, lui y’est néerlandais).



Un moment donné, j’ai ma claque des saintes Vierges, même si Pâques, c’était la semaine passée. Ils pourraient pas peindre d’autre chose, les vieux Zitaliens? Mon bonheur, quand j’ai vu le tableau de Chimenti!

J’ai aussi regardé les plafonds et les statues.





Il y avait pas mal de monde au musée, en ce mardi après-midi. Des groupes de Chinois. Des groupes de je ne sais pas trop, mais avec un guide. Des groupes scolaires. Et du monde. Juste du monde. Dans une salle où il y avait plein de statues, une jeune fille française (peut-être 15 ans?) prend systématiquement en photo les fesses et les pénis des statues, en les commentant. Je la trouvais hilarante dans sa naïveté. Aurait-elle assisté à l’heure du conte de Barbada, pour être sexuellement intimidée?

Et le musée, bien placé en ville, offre de jolies vues sur Florence.


En sortant du musée, j’ai pris un apéro sur une terrasse, puis j’ai pris l’autobus pour aller un peu en périphérie de la vieille ville. C’est que je sors à l’opéra, ce soir. Je vais voir et entendre Carmen, de Bizet, au Teatro del Maggio.

J’adore le avant-la-représentation, quand on entend les musiciens jouer des tibouts de ce qui s’en vient, un peu n’importe quand et n’importe comment… puis, tout à coup, le premier violon se lève puis le hautbois donne le la pour que tout le monde s’accorde. Eh que j’aime ça.


Ce que j’aime moins… un opéra en français. Je le savais. Je n’avais pas ben ben le choix, c’est ça qui était au programme. L’interprète de Carmen est une Française (Clémentine Margaine) et, heureusement, elle articule. Mais le ténor Francesco Meli qui joue Don José est italien… et je n’ai rien compris de ce qu’il a beuglé. Heureusement, les surtitres étaient à la fois en italien et en anglais. Alors, j’ai écouté l’opéra en me disant que c’était normal que je ne comprenne rien, que c’était une autre langue, et je lisais les surtitres en anglais. Mais, des fois, je lisais l’anglais et l’italien, pour voir comment ça se disait telle ou telle autre affaire en italien. Je suivais pu trop trop l’histoire. Fascinant, les langues.

La salle est magnifique. Elle me fait penser un peu à la salle symphonique de Montréal, tout en bois, avec une bonne acoustique. Je pourrais être un peu plus dans le pitte en haut: il reste une rangée en arrière de moi! Pour 25 euros, je ne me plaindrai pas.

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