Premiers pas dans Florence en ce samedi du poisson.🐟
Eh boy.
Encore une fois, je ne sais plus où regarder. Comme dans une bouillabaisse. Ce qui fait que j’ai sûrement manqué de quoi, un dauphin qui saute🐬, un crabe qui marche, quetchose. Mais je me reprendrai: j’ai encore plusieurs jours à passer ici!
De mon appartement, j’ai marché jusqu’en ville. Je ne tiens pas à aller voir le Duomo parce que j’ai mon billet pour la visite guidée pour mercredi prochain. Pis Paola (mon hôtesse Airbnb à Milan) a des entrées dans deux musées de la place pour l’autre semaine (après Pâques). Alors, je tourne en rond, comme dans un aquarium. Je tourne à gauche si je trouve ça beau. Je tourne à droite sinon. Ou je vais tout droit, en autant que tout droit se peuve dans le vieux Florence. Parce que c’est pas ben ben en carré, ce bout de ville-là.
J’ai trouvé à entrer dans un des bureaux de tourisme de la place. La dame à l’accueil a été bien gentille… en me disant que demain, parce que c’est le premier dimanche du mois, les musées sont gratuits. Messembre que je vais aller me foutre avec la plèbe, moi, pour regarder des peintures pis rien wère, comme dans de la vase. Pis en regardant la carte qu’elle m’a donné, elle me dit que «ces six musées-là sont les principaux, les autres, ça vient après…» C’est du musée au pouce carré, ça. Je pense que je vais garder ça pour l’autre semaine. Énéwé, c’est pas les affaires à faire qui manquent ici, comme dans le ressse de Litalie. Pis comme depuis deux mois que je suis partie, je trouve.
Faque j’ai erré. D’abord dans la basilique de Santa Croce et ses deux cloitres. J’ai été étonnée de la pauvreté des lieux, après avoir vu les églises de Bergame. Je les trouvais chenues un peu. Mais je ne me plains pas, je constate. Je trouve ça beau, le chenu.
Mais je trouve ça beau aussi, le vieux. Je suis allée marcher sur le Ponte Vecchio qui enjambe le fleuve Arno. Le seul intérêt est historique parce que la patente date de 1345 (après avoir été détruit par une crue parce qu’il était en bois!) Il est maintenant en pierres. C’est une galerie marchande où ne vend que des bijoux et les boutiques ont été très endommagées lors de la crue historique de 1966 (il y a une ligne sur le mur d’un des cloitres de la basilique – c’était haut en tipépère). Mais comme je ne suis pas la Castafiore, je ne m’écrie pas, à tout bout de champ: «Ciel, mes bijoux!»
Mes pas m’ont amené ailleurs dans la vieille partie de
Florence. Qui m’ont permis de constater qu’il y a eu un demi-marathon à
Florence aujourd’hui! Attention: il y a une photo pornographique qui vient...
Et, pour la première fois en deux mois, j’ai croisé un sud-américain avec les plumes pis toute la chibagne qui jouait de la flute de pan. J’avais oublié l’existence de ce type de musicien que je croisais systématiquement à tous mes voyages européens. Pis là, la flute de pan jouait… Hallelujah de Leonard Cohen. Chus à boutte.
J’ai pris l’autobus pour monter en haut. Pour avoir une vue
sur Florence. C’est clair que je n’étais pas la seule, en ce beau samedi. Un banc de sardines.
Je suis rentrée un peu à boutte. Mon corps me dit que je vieillis, misère. Et c’est pas un poisson d’avril.🐟🐠🐡
Il y a toujours un marathon les fins de semaine, nous y avons goûté. Et puis profite de ta jeunesse, à 75 ans mon corps se fatigue encore plus vite. C'est agréable de revoir les lieux que nous avons visités. Au Café du Duomo, la soupe est excellente.
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