jeudi 11 mai 2023

Autobus, whisky, transports et spectacle

Malgré moi, j’ai fait un autre tour d’autobus de touristes. C’est qu’hier, voyant que deux des affaires que je voulais voir étaient un peu loin, j’ai opté pour prendre deux jours de tour d’autobus hop on hop off. C’était la meilleure façon… J’ai quand même été étonnée de constater que les commentaires enregistrés n’étaient pas tout à fait les mêmes qu’hier!? Des choses dont je me souvenais n’ont pas été dit aujourd’hui. Je pense, entre autres, à des peintures sur les murs du tunnel sous la gare centrale, et la peinture des nageurs sous l’autoroute. Faque tant mieux si j’ai été obligée de faire deux tours d’autobus!

Faque, pour re-commencer, revoici quelques photos supplémentaires prises du 2e étage de l’autobus à touristes.

Le siège de plastique est super inconfortable... ce qui fait que j'ai l'air évachée...








Le resto de fish'n'chips s'appelle "Le Lagon bleu". J'ai un autre référent pour ça, moi...


La seule grue qui reste du temps où Glasgow était une ville industrielle importante. C'est pour ça qu'elle est gardée; c'est comme un souvenir.

Un genre d'autoroute Décarie, enclavée. Pis il y a une voiture qui a une crevaison (la grise, devant). Un type est arrivé dans la voiture blanche et a décidé de réparer ça là, là, drette là, couché sur le bas-côté! J'imaginais mon ami Yves dire ça à la radio de Radio-Canada: "Y'a quelqu'un de couché à terre, à côté d'une auto, qui monte la voiture sur un cric..."

Publicité derrière un autobus pour la nécessité de laisser 1,5 mètre entre un char et un cycliste. Et ici, c'est Hannah, la cycliste. Je trouve ça intéressant de l'avoir identifiée... ça la rend moins impersonnelle. C'est pas "une cycliste", c'est Hannah.

Les terrains de boulingrin à côté... du musée d'arts.
Ma face de ben-voyons-don quand j’ai vu ça, sur le coin d’une rue. Pis après, j’ai regardé su Gougueulemappe, pis j’ai vu qu’y’a une douzaine de Tim Hortons en Nécosse. Eh bazwell.

Mon premier stop a été la Clydeside distillery. C’est là qu’ils font du whisky écossais, tiens donc. Je n’aime pas le whisky, mais je me disais que si quelqu’un m’expliquait ou si je goutais différents whisky, je pourrais peut-être aimer ça. Conclusion: pas pantoute.

La distillerie est jolie, sur le bord du fleuve. Après, pour la visite, ben… j’ai à peu près rien compris. Faut dire que j’ai le cerveau un peu embrumé. Messembre aussi que la visite était un peu mal structurée: au début, on se fait accueillir (on était une quinzaine de personnes)… puis, on passe dans une salle où il faut lire des affiches qui expliquent l’histoire de la famille. Mais c’est qu’on sait même pas encore c’est quoi, du whisky!

Pis Anna, la guide, est une Espagnole installée à Glasgow. Faque elle avait un très fort accent espagnol dans son anglais, ce qui la rendait à peu près incompréhensible. Elle l’avait dit d’ailleurs! Pis en plus, y’a plein de vocabulaire lié à la production de whisky que je ne connais pas. Déjà qu’en français, des fois, y’a des mots qui veulent rien dire pour moi, alors imaginez en nanglais avec un accent espagnol.

À la fin, on a eu droit à quatre dégustations (c’était entre autres pour ça que j’avais choisi cette distillerie). Dès la première gorgée, j’ai failli mourir étouffée. C’est clair que ça venait de me décaper l’intérieur, ça. Deuxième, pareil. Tellement que j’ai versé mes restants dans le crachoir. Le troisième, ça pouvait un peu aller… mais je ne vous dis pas le prix de la bouteille. Parce qu’évidemment, j’aime toujours le stock le plus cher. Je suis faite pour être riche, c’est une vieille rengaine.






Oui. Cent livres pour une bouteille. Au taux de change pour l'argent canadien... ben, multipliez pas 1,94. Faque.

À côté de la distillerie (ben, à une vingtaine de minutes à pied – parce que oui, l’autobus m’a passé drette dans la face quand je suis sortie de la distillerie, alors j’ai décidé de marcher plutôt que d’attendre l’autobus d’après), y’a le musée des transports. Ça ne s’appelle pas comme ça. Ça s’appelle le musée Riverside parce que, ben oui, c’est installé sur le bord du fleuve.

Des vieux chars, des bateaux, des trains, des béciques… j’aime ça, ce genre de musée-là.







Dans l’immense voilier, je me suis installée pour manger une soupe. Une soupe? C’était tellement épais que ça ressemblait à des binnes. Avec deux tranches de pain blanc, pis deux carrés de beurre dur. Grande gastronomie.



À la télé écossaise (en fait, je pense plutôt que c’est la télé anglaise importée en Nécosse, parce que c’est BBC One Scotland), il y a la première demi-finale de l’Eurovision qui se déroule à Liverpool. Maille godde. Plein d’affaires que je ne comprends pas trop dans cet énervement.  À la télé, ça crie, ça hurle, tant chez les chanteurs que dans la foule. La caméra et le réalisateur savent tout à fait ce qui va se passer, parce que ça bouge sans bonsan pis la caméra suit… Pis messembre qu’ils se ressemblent tous, les gars comme les filles. En touécas, les filles ont toutes trop de seins et les aisselles rasées de très très près. L’affaire intéressante, c’est que quand ils présentent le chanteur, ils ont quelques images du pays. J’ai revu avec un sourire la tour de la télé de Tallinn, quand la chanteuse de l’Estonie s’est pointée sur la scène. Même affaire avec les quatre gars qui représentent Saint-Marin. J’ai revu la butte riche avec plaisir. Après la prestation des 16 demi-finalistes, y'a eu quelques numéros hors concours (qui crient euzautres aussi), puis l'annonce des ceuzes qui s'en vont en finale, en fin de semaine. Je vous dis pas, encore, à quel point ça crie à la tivi au fur et à mesure de l'annonce. Y'en a 10 (sur les 16) qui s'en vont en finale. Faque si t'es pas choisi, c'est que t'es vraiment de la marde. Parce que plus on avançait dans les annonces, plus les faces s'allongeaient quand la caméra fixait les différents participants et la horde de leurs supporteurs. Malgré les gagnants-finalistes, je trouve que ça chante toute pareil… Mais c’est parfait pour un jeudi soir de début de rhume.

2 commentaires:

  1. Savais tu que Tim Hortons appartient maintenant à la firme américaine Burger King? Donc pas étonnant que les américains s'épivardent en Ecosse...Nicole G

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    1. Je ne savais pas. Ceci explique cela... parce que c'est plein de Burger King en Écosse (et en Angleterre).

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