samedi 11 février 2023

Je déménage.

C’est dit.

C’est que je capote un peu.

Je vous avais dit, hier soir (dans mon billet en noir - aucune idée ce qui s'est passé!), que ce que j’avais vu de Helsinki, à 22h, autour de la gare, me paraissait intéressant. Ben aujourd’hui, je me suis promenée en ville, au soleil et au frette (-4) et j’ai tripé. J’ai donc décidé de déménager dans la capitale finlandaise. D’autant plus que la Finlande a un système d’éducation qui me fait assez triper, faque.

Première activité ce matin, installée à l’arrêt de tramway pas loin de chez moi: m’acheter un billet de transport en commun. Je pensais qu’il y aurait une machine distributrice. Pas pantoute. Une appli sur le téléphone. Va vraiment falloir que je trouve le moyen d’avoir une carte SIM européenne.  Rapport que je peux pas payer 15$ par jour d’internet par Rogers, je vais me ruiner.  J’ai finalement acheté un billet pour un tour, puis j’ai acheté pour la semaine. C’est bien fait. Encore l’efficacité finlandaise? J’aurais dû acheter pour un an?

J’ai fait un bébé tour de tramway (j’adore!) jusqu’à l’office de tourisme. J’avais deutwâ questions à poser. Je suis tombée sur une fille hyper gentille (vraiment, les gens du nord sont super sympa depuis mon arrivée!). On a longtemps jasé de tout et de rien. Du froid, de la neige, des hivers qui ne sont plus ce qu’ils sont, des Rocheuses et du lac Louise, de la langue finlandaise et de la suédoise (que les petits Finlandais n’apprennent presque plus), de l’histoire de la Finlande (j’en aurais pris tout l’après-midi), de ma vie de prof au Québec (j’envie la Finlande…), de mon congé, de ce que j’avais envie de voir et qui était sur ma liste, de son mari russe qui peut tout faire en Finlande alors qu’elle n’a droit qu’à deux visites accompagnée à St-Pétersbourg… Elle m’a donné une carte des transports en commun, une carte de la ville, une liste de restaurants à fréquenter et a répondu à à peu près toutes mes questions. Chouette fille. Merci. Elle pourrait sans doute être mon amie?

En sortant de là, je suis allée voir la Cathédrale d’Helsinki, drette en face. C’est comme monumental, non?


 

Mais ma surprise a été totale quand je suis entrée dedans. Y’a rien. Rien, comme dans rien. Je m’attendais à une cathédrale remplie de toutes les cochonneries religieuses de l’univers. Rien. C’est Stéphanie qui disait que les Danois avaient les églises modestes. Ben, les Finlandais itou. J’aime.


Je suis les indications que m’avait donné la gentille fille (je n’ai de toute évidence pas pensé à lui demander son nom…) en direction de la libraire où acheter mon Tintin finlandais. Oups! Que vois-je? Le marché public au bord de l’eau? Ben, je vais en sens contraire de ma quête. J’adore les marchés publics, encore plus quand ils sont l’hiver et que les gens bravent le froid pour vendre des sacoches, des ticheurtes, des bijoux et des savons! Dans une des tentes, il y avait du stock à manger. Comme mon gruau du matin était loin, j’en ai profité. J’adore ces petits kiosques de bouffe locale. Alors, j’ai mangé un hotdog (mettons) avec une «saucisse locale». Ben, le gars m’a demandé si je voulais une saucisse allemande ou une saucisse locale. J’ai évidemment choisi la locale, sans trop savoir ce qu’il y a dedans. Il y a tout plein d’avantages à être une omnivore allergique à rien.


En levant mes yeux, j’ai vu, au loin, une grande roue avec des cabines, comme au vieux port de Montréal ou à Londres (je fais ma chiante, je sais). Il fait beau, il fait frette un peu, je décide de marcher jusque-là et de me payer un tiquette qui va me donner le vertige. Chus smatte de même, moi. C’est sûr que j’aime pas ben ben ça quand on plonge vers l’avant, mais si je regarde au loin, j’arrive à survivre. Mais c’est juste tellement beau que j’en aurais ben pris quelques tours de plus. Faut dire que les deutwa premiers tours servent d’ajustement… Les photos sont bleues parce que la cabine a des fenêtres bleues...


Y'a du monde qui nage dans la piscine!


Le marché public est au bout, au fond.



En revenant sur mes pas, toujours en quête de mon Tintin, j’ai traversé l’esplanade, bordée d’arbres avec un peu de neige collée. C’était quasiment romantique. 

Et, au bout de cette esplanade, mon magasin. Je suis rentrée là, toujours en quête de mon Tintin, mais où trouver ça quand on ne parle pas le finnois pis que toutes les affiches au plafond le parlent? Ben on demande à quelqu’un! J’ai longuement jasé avec la madame au Academic Book Store (ça porte un autre nom en finnois!) Elle ne comprenait pas trop que mon livre soit en finnois, j’ai dû expliquer pourquoi. Je dois me pratiquer pour apprendre la langue!


À côté du magasin de livres, un Starboque. J’avais envie de m’installer pour lire, mais allez savoir pourquoi, pas dans un Starboque. J’ai plutôt trouvé un chouette café au 5e étage du centre commercial Kamppi, à côté de chez moi. C’est aussi là que j’ai trouvé un Normal (magasin abondamment fréquenté au Danemark – un genre de pharmacie). Évidemment, j’ai fait le tour… parce que c’est comme ça que c’est patenté, ce magasin-là: on entre dans un circuit qu’il faut suivre. Y’a pas des rangées, y’a un chemin, le même pour tout le monde. Je n’avais rien à acheter, si bien que je me suis contentée d’une moumousse un peu rugueuse pour laver le corps. Ça fera partir ma vieille peau morte. C’est aussi dans ce centre commercial qu’en deux temps trois mouvements, j’ai pu acheter une carte SIM finlandaise. Ça coute 23 euros pour le premier mois pour 18 G de données (en fait, c’est illimité en Finlande et dans les pays baltes… quoi??????????????) et 18 euros pour 18 G pour l’Italie et la France. Avec mon 78$ de Rogers et ses 15 G, j’ai encore l’impression de me faire fourrer. Le type a pris la bébé carte SIM entre ses doigts, l’a mis dans mon téléphone, il a pitonné deutwa z’affaires sur son ordi et tadam! J’ai un numéro de téléphone finlandais et tout le reste fonctionne sur mon téléphone comme si j’étais une Finlandaise (je commence déjà à m’installer!).

À côté, une immmmmmense épicerie. Je n’avais pas besoin de si grand, mais j’ai arpenté toutes les rangées, en oubliant d’acheter le principal… On dirait que j’étais attirée par les marques, la façon de présenter les cossins, si bien que je suis repartie de là délestée de pas mal d’argent, mais sans le yogourt pour déjeuner demain matin. Je me contenterai (et je roterai) la banane laissée par Matti, mon hôte.

J’ai fini ma ballade en me perdant, au retour vers la maison. Je sais pas trop pourquoi, mais j’étais convaincue que mon bildigne était à ma droite… Je tournaillais dans les rues, faisant un coin de rue de trop, revenant sur mes pas, ne comprenant pas ce que Gougueulemappe me disait. J’en étais quasiment à me dire (gniaiseusement) que ma nouvelle carte SIM était phoquée. Pas rapport, vous me direz. Jusqu’à ce que je réalise que j’étais drette au coin de chez moi, là, là, à ma gauche, à quelques portes.

Faque je suis rentrée chez moi les jambes rentrées dans le tronc jusqu’en t’sours des bras d’avoir marché inutilement avec mes sacs d’épicerie.

Méchante belle journée. Je vous le dis: je déménage à Helsinki. Je vais préparer mes boites à mon retour. D'ici là, je joue la touriste.

2 commentaires:

  1. Bien contente de te sentir heureuse à Helsinki. À quoi ressemble la langue? J'apprends l'allemand présentement. Y a-t-il des similitudes? Au cas où ton enthousiasme soit contagieux.

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